Il faut aussi mettre cette valse hésitation dans le contexte national. Le torchon brûle entre la direction du PCF et Mélenchon sur la question cruciale des alliances avec le PS pour les prochaines municipales. Il faut bien comprendre que le PCF marche sur des oeufs. D’un côté, il a eu besoin de Mélenchon à la présidentielle pour ressusciter ; d’un autre il a besoin du PS pour ne pas mourir car, sans élus, il n’aura plus d’existence. Ces deux alliances sont contradictoires. Mais en même temps, Mélenchon ne peut pas le découvrir. Il est assez fin politique pour savoir que le PC n’a pas le choix, tout en faisant semblant de croire l’inverse. Cf. l’interview de JLM dans Regards.
Nous tirerons les conséquences d’un accord avec les socialistes à Paris, à Évry – la ville de Manuel Valls, à Nantes - celle de Jean-Marc Ayrault, à Lyon, à Toulouse… Car alors il y aurait un sérieux problème de cohérence et de visibilité pour le Front de Gauche. On ne peut pas manifester le samedi contre la politique du gouvernement et voter le dimanche pour un de ses ministres. Cette confusion rend le Front de Gauche inaudible, alors même que le débat se polarise dans les médias autour du Front National.
Vous savez bien que Toulouse, Nantes, Lyon sont des fédérations autrefois « huistes » (en accord avec Robert Hue) hors de contrôle de l’actuelle direction du Parti communiste…
Ce débat n’est pas le mien. Je dis seulement que c’est la clarté politique qui unifie et non les compromis entre fractions. La cohérence est une responsabilité politique qu’il faut assumer. Il serait étrange d’avoir un parti avec deux systèmes d’alliance alors même que la majorité des communistes sera sans nul doute favorable à des listes autonomes.
Il oublie de dire que bcp de communistes étaient favorables à une candidature communiste en 2012 !
A Bourges, on attend sans doute prudemment l’issue des grandes confrontations, à Paris, et dans d’autres grandes villes. Guérineau n’a aucune chance s’il part seul. Et s’il y a deux listes, la droite risque de passer au 1er tour. Cela s’est vu en 2008 ... Sur le papier, la gauche devrait l’emporter. Elle devait aussi l’emporter en 2008, sur le papier. Bourges est une ville de gauche qui vote à droite. La gauche et ses représentants donnent tellement envie ... Félix est repartie à la hussarde, preuve qu’elle n’a rien compris. Sa chance, c’est une droite divisée. Son handicap : ses copains sont partout au pouvoir ... mais pour quels résultats ! Et surtout quel projet ?