"Après sa condamnation, Marine Le Pen veut braquer la présidentielle
En annonçant un pourvoi en cassation après sa condamnation en appel pour détournement de fonds publics, le 7 juillet, la candidate du RN a repris le contrôle de son calendrier judiciaire. La cheffe de file de l’extrême droite va tout faire pour empêcher que son sort soit scellé avant le premier tour de la présidentielle."
Médiapart, 8 juillet 2026
https://www.mediapart.fr/journal/politique/080726/apres-sa-condamnation-marine-le-pen-veut-braquer-la-presidentielle
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"Si son pourvoi est rejeté dans les temps, la candidate devrait alors se retrouver à devoir porter un bracelet électronique et être contrainte dans ses déplacements sur les derniers mois de sa campagne. Il ne sera pas facile au juge de l’application des peines désigné·e de se risquer à imposer de telles obligations à la cheffe de file d’un parti aux portes du pouvoir, mais l’arrêt de la cour d’appel oblige à exécuter la partie ferme de la peine de prison sous surveillance électronique.
Le pari de l’immunité présidentielle
Mercredi, les cadres de la formation lepéniste ont multiplié les signaux montrant que le RN allait tout faire pour empêcher un tel scénario et retarder l’échéance au-delà du second tour. Avec un plan en tête : si Marine Le Pen s’installe à l’Élysée, elle sera protégée par son immunité présidentielle.
« Si le pourvoi était rejeté, la décision de la cour d’appel de Paris devient exécutoire et sera donc exécutée. Mais pendant le mandat présidentiel, elle sera en quelque sorte suspendue par l’immunité présidentielle et elle ne pourrait être mise à exécution qu’à l’issue de ce mandat présidentiel », a expliqué le 8 juillet Marie-Suzanne Le Quéau, procureure générale près la cour d’appel de Paris, sur le plateau de TF1."
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