C’est surtout ce passage qui est intéressant :
"Historique
Janvier 2002
Succédant en 1994 à l’association SOS-Molitor qui avait obtenu l’inscription du bâtiment, l’association PISCINES MOLITOR (association régie par la loi du 1er juillet 1901) s’est fixé pour but d’obtenir la réhabilitation et la réouverture des piscines Molitor en sauvegardant l’esprit de l’architecte Lucien Pollet. Face à la mauvaise volonté de la ville de Paris, l’association a initié plusieurs actions devant le tribunal administratif de Paris qui par deux fois lui a donné raison.
2000
En 2000, le tribunal administratif a annulé le projet municipal , sur une question de forme (la ville n’avait pas informé dans les règles le conseil du XVIe arrondissement).
Mai 2001
Le 3 mai 2001, le tribunal administratif de Paris a donné raison à l’association Piscines-Molitor, très efficacement représentée et défendue par Maître Christian Bettinger (son vice-président fondateur, grand spécialiste du droit public), qui dénonçait le non entretien du bâtiment par son propriètaire (la ville de Paris) comme faisant obstacle à l’accomplissement de son objet statutaire, en condamnant la ville " .à verser à l’association Piscines Molitor 1F en réparation du préjudice subi du fait de la dégradation de la piscine Molitor. " Ainsi la politique du " laisser pourrir " pratiquée par la ville de Paris est fermement condamnée par le juge administratif. L’association gagne sur le principe et a droit à des indemnités, correspondantes aux frais qu’elle avait engagé dans ces démarches notamment les frais d’expertises de 1995.
Le tribunal administratif de Paris édicte ainsi une très importante jurisprudence qui rend les collectivités responsables du bon entretien de leur patrimoine, principe qui jusqu’alors ne se trouvait inscrit que dans la doctrine du droit public.
Malheureusement, la cour administrative d’appel de Paris, par un jugement du 13 mai 2003, a annulé cet excellent jugement, exonérant ainsi la ville de Paris de toute responsabilité vis-à-vis du délabrement de la piscine Molitor. " Etonnant...
Ceci dit, la suite n’est pas inintéressante non plus.