"ou la querelle autour de la « théorie du genre » " : la théorie du genre n’existe pas.
C’est exact pour ce qui concerne les études universitaires. Dans le champ politicien, les choses sont un peu différentes. Il y a actuellement une offensive du pouvoir socialiste pour marteler à travers ses hauts-parleurs (Libération, Le Monde etc.) que "la théorie du genre" a été inventée par ses détracteurs. Le problème, c’est qu’avant de devenir objet de polémique, elle était bel et bien défendue et exprimée ... par les socialistes eux-mêmes, cette théorie du genre. Julie Sommaruga, députée socialiste, a ainsi présenté un amendement le 19 mars à la loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école qui stipule que les élèves dès l’école élémentaire devront suivre une « éducation à l’égalité de genre » et elle défendait son texte ainsi : « il s’agit de substituer à des catégories comme le sexe ou les différences sexuelles, qui renvoient à la biologie, le concept de genre qui lui, au contraire, montre que les différences entre les hommes et les femmes ne sont pas fondées sur la nature, mais sont historiquement construites et socialement reproduites. » Il s’agit donc bien, comme je l’ai écrit de réduire la différence sexuée à une construction historique et sociale. Et c’est bien d’une philosophie qu’il s’agit, et même d’une métaphysique, qui présuppose que rien dans l’homme n’est naturel, que tout est historique et social. A noter que cet amendement a été rejeté quand la loi est passée au Sénat. Les sénateurs, vieux cons réactionnaires, ou politiques prudents, croient encore qu’il y a des hommes et des femmes ; que si "l’on ne nait pas femme, on le devient", il y avait quand même une petite différence entre Jean-Paul et Simone ; qu’ils étaient né avec et ne l’avaient pas choisie dans un projet libre. ;-)
Mais c’est une reflexion sur ce qui est au pouvoir, ce qui domine dans une société quant au sexe et aux genres.
Ce qui domine dans notre société, c’est d’abord l’argent, et ceux qui sont en sa possession. Curieux que vous ne vous interrogiez pas sur ces belle âmes qui veulent libérer les femmes des affreux préjugés de la canaille, dans le temps même où ils renforcent la politique de détricotage de tous les acquis sociaux hérités de l’après-guerre ...