L’intégralité de la communication du PS et JM Germain, le 11 septembre 2012 (peu de temps avant l’ANI) sur la souffrance et les "suicides au travail" :
Jean-Marc Germain, député des Hauts-de-Seine et secrétaire national au travail et à l’emploi du PS, était l’invité lundi soir de RFI. A l’occasion de la journée mondiale de prévention du suicide organisée par l’OMS, le député a été invité à s’exprimer sur la question du suicide dans l’entreprise.
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Jean-Marc Germain pose un diagnostic clair sur la situation des salariés au travail aujourd’hui :
Le système dans lequel on est marche à l’envers, notamment la finance qui a pris le pas sur l’économie, la tyrannie du court terme... Tout ça a eu des conséquences très fortes dans les entreprises qui font qu’il y a une perte du sens du travail pour les salariés.
Le député est ensuite revenu sur les réflexions visant à améliorer les conditions au travail lors de la campagne de François Hollande :
On a eu des réflexions pour voir comment améliorer notamment l’indépendance de la médecine du travail, les commissions d’hygiène et de sécurité qui doivent avoir des budgets, qui doivent avoir davantage de moyens.
Pour Jean-Marc Germain, le problème fondamental se situe dans la perte de sens pour les salariés et l’individualisation du travail :
Chacun est sur son poste de travail, avec des exigences de rentabilité et quand on n’y parvient pas, on se sent en échec
Puis de pointer aussi le manque de confiance des managers et le manque de formation, pour atteindre uniquement des objectifs de rentabilité élevée. Avant d’en évoquer la conséquence :
Tous les sociologues du travail ont montré que plus on réduit l’autonomie, plus on automatise les tâches, plus on crée de la souffrance. On crée de l’inefficacité, c’est-à-dire que c’est de la fausse compétitivité. La vraie compétitivité, c’est la coopération des salariés dans l’entreprise et c’est la coopération des entreprises pour un système économique qui fonctionne.
Pour conclure, le député prône simplement l’attention aux autres :
Les autres, dans son travail, ce sont les collègues, c’est l’attention des cadres aux salariés comme des personnes et des personnes qu’on peut aider, qu’on peut accompagner, auxquelles on est attentif dans la vie de tous les jours.