Poutine/Syrie, vu de France et vu du Canada : pas la même présentation du tout....
Mercredi 4 septembre, dans le Monde :
"Nous sommes prêts à agir." Le président russe a ouvert la porte à la possibilité d’une intervention militaire en Syrie, mercredi 4 septembre.Dans une interview exclusive accordée à l’agence AP et à la chaîne Perviy Kanal, diffusée à l’approche du sommet du G20 à Saint-Pétersbourg, Vladimir Poutine a affirmé que la Russie serait prête à agir "résolument" voire même à soutenir une action armée des Occidentaux. Mais le soutien russe ne sera accordé qu’à la condition que les preuves établissant l’usage d’armes chimiques en Syrie soient "convaincantes" et "que l’ONU donne son feu vert", rapporte l’agence de presse "
Et sur Radio Canada le 5 septembre :
"Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, ont appelé jeudi à une solution politique pour mettre fin au conflit syrien, faisant ainsi écho aux propos du président russe, Vladimir Poutine. Le Kremlin exige que toute action passe d’abord par le Conseil de sécurité des Nations unies, où la Russie détient un droit de veto qui lui a servi à trois reprises sur la question syrienne.
La Russie, qui possède une importante base navale sur les côtes de la Syrie - à qui elle vend aussi des armes - est un allié de taille du régime du dictateur syrien Bachar Al-Assad. Moscou s’oppose farouchement à toute intervention punitive de Washington et de ses alliés contre l’utilisation d’armes chimiques en Syrie, dont la responsabilité fait l’objet de débats.
Ce profond désaccord entre les deux puissances instaure un climat de guerre froide dans les travaux du G20, où les questions économiques à l’ordre du jour risquent fort d’être reléguées au second plan."