Non. Surtout que si je fais l’effort de produire une conceptualisation : prolétaire vs bourgeois, classe qui vend sa force de travail contre classe qui possède les moyens de production, tu me renvoies à la notion familière du prolétaire, le "prolo".
Non, je pars de ta définition : « la classe sociale qui vend sa force de travail à la classe sociale qui peut la faire travailler parce qu’elle a de l’argent à faire fructifier. Or ce que Marx (il est pas le seul) observait, c’est que le travailleur, dans le process industriel, était aussi dépossédé de son savoir faire : il était un artisan avec un métier, il devient un rouage dans une chaine de production où tout est pensé pour lui sans lui. »
Hors, si les profs vendent leur force de travail, c’est à l’État (majoritairement) qui ne fait pas fructifier son argent (en tout cas pas directement...). Les profs ne sont en rien dépossédés de leur savoir faire, et si ils sont un rouage, ils sont le seul et le plus important. Donc, ils sont essentiels. Les enseignants sont quand même au centre de l’enseigenment...avec les élèves bien entendu. Donc, non, je maintiens, même avec ta définition (que j’avais bien comprise et que je ne confond pas avec l’imagerie du prolo), je ne vois pas en quoi les enseignants se prolétarisent. Mais si au final il faut comprendre que l’enseignant est un travailleur, oui, pas de doute, c’est un travailleur.
Preuve une fois de plus que ces discussions sur internet ne servent à rien ...
On peut considérer qu’une discussion, sur internet ou ailleurs ne sert à rien. On peut aussi considérer que c’est un échange qui fait réfléchir et enrichit. C’est une question de point de vue...