le « déferlement du numérique » c’est la fin de tout
Là pour le coup, c’est toi qui pousse un peu le bouchon. Ce n’est pas la thèse du livre. Il y a une critique de l’emprise numérique qui liste la somme des inconvénients de la numérisation du monde au regard des supposés avantages dont on nous rebat les oreilles. Il n’y a pas à être pour ou contre la technique, il y a à constater ses développements — par exemple l’industrie numérique — et à se demander ce que cela nous apporte, tout bien compté. A partir de là, on devrait avoir le choix. Mais le problème, c’est qu’on ne l’a plus, car comme nous ne sommes pas des atomes isolés, nous dépendons d’un univers technicien qui nous impose des contraintes, et qui nous aliène plutôt davantage qu’il nous libère.
Voilà les questions qui sont posées, et il ne s’agit pas d’opposer de façon manichéenne un monde à un autre.
Sur l’industrie militaire, sur le gaz de schiste — c’était des exemples pour répondre à l’argument : la question de la technique est une affaire d’usage (moyens pour une fin), dont nous pouvons décider librement. On n’est pas si éloigné que cela du problème des techniques numériques et de leurs usages.