Les Verts sont libéraux, mais pas au sens économique, au sens sociétal.
Faire cette distinction, c’est tout le problème justement.
Que pense le FdG de NDDL ? Ben, officiellement, rien a priori.
Pour plusieurs raisons : immédiate et politicienne : les communistes dépendent des socialistes pour les échéances électorales futures, en particulier municipales. A Bourges, JM Guérineau fonde quelques espoirs sur ces accords. Ils ne peuvent donc pas entrer en opposition frontale avec leurs futurs alliés. Ils demeurent, selon la langue de bois, "force de proposition". A noter que le PCF vient d’abandonner le marteau et la faucille et arbore désormais l’étoile de la gauche européenne. La gauche européenne est davantage socialo-compatible. L’autre raison, c’est la tradition communiste, qui n’a jamais remis en cause le productivisme. Ce n’est pas la production des richesses ou la croissance qui est critiquée au PCF, c’est le partage et la répartition. Haro sur la finance ! Le mauvais capitalisme immoral et prédateur.
Conclusion, le Parti de Gauche est rouge et vert dès l’origine.
Ah bon ? Sur le papier sans doute. Et parce que JLM en fondant le PG avait en tête l’échec de Chevènement, et la nécessité d’élargir son offre politique. Ca c’est le côté marketing. Le facing. Peut-on dire qu’il a axé sa campagne présidentielle essentiellement sur la problématique écologique ? En aucune façon.
Il a évolué sur le sujet, il a changé d’avis, il s’est trompé par le passé.
La grandeur d’un homme politique, c’est d’avoir raison avant l’opinion, et parfois contre elle. Pas de la suivre au gré du courant. C’est d’autant plus suspect quand ces revirements épousent au mieux des stratégies de carrière.