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Divisions à l’extrême gauche sur la candidature Mélenchon - bombix - 21 mars 2012 à 21:58

Le NPA et le chant des sirènes :

Dans une tribune à Libération à paraître jeudi, Myriam Martin, porte-parole du NPA qui a donné sa démission cette semaine, Pierre-François Grond, ancien bras-droit d’Olivier Besancenot, et Hélène Adam, dirigeante historique de la LCR (devenue NPA en février 2009) sont désormais clairs.

"Il ne faut pas hésiter à affirmer que si nous sommes nombreux à exprimer notre force par notre vote le 22 avril pour la candidature de Jean-Luc Mélenchon, la situation en sera nécessairement positivement bouleversée", écrivent ces membres du courant "unitaire" du NPA, Gauche anticapitaliste (GA) qui avait recueilli 40% des voix au congrès tendu de juin.

Jugeant que leur parti et son candidat Philippe Poutou prennent "le chemin de la marginalité", ces membres du Conseil politique national (parlement) du parti reconnaissent "beaucoup d’amertume" et de "colère" de voir "notre parti renoncer à l’engagement pris lors de sa fondation : rassembler tous les anticapitalistes dans un parti de masse".

En clair, ils constatent que Mélenchon est en train de réussir là ou le NPA à échoué.

Source : Le Point

Réussir, mais réussir quoi ? Le Front de gauche est-il réellement « anticapitaliste », ou avec force drapeaux rouges et références révolutionnaires, ne nous sert-on pas une vieille soupe sociale-démocrate ? Le modèle, ce n’est pas Lénine, c’est Mitterrand. Mitterrand aussi promettait la sortie du capitalisme, et l’avènement d’un socialisme à la française. On sait ce qu’il en est advenu. "Où on était passés ?" demande Jean-Luc Mélenchon. Le concernant particulièrement, on sait bien où il était passé. On sait qu’il fut ministre de la gauche plurielle sous Jospin. Dans un gouvernement qui a davantage privatisé que tous les gouvernements de droite — dont l’emblématique France Telecom. Dans un gouvernement qui n’a pas remis en cause les accords d’Amsterdam. Dans un gouvernement qui a défiguré les 35 heures en justifiant la modération salariale et l’annualisation, les fameuses 1600 heures — ce qu’attendaient en réalité les patrons. Dans un gouvernement qui a proposé comme solution au chômage des jeunes les "emplois jeunes", permettant d’embaucher au SMIC dans le secteur public et parapublic, mais sans acquérir de droits, des jeunes bac + 2 ou plus : une véritable arme de guerre contre le statut de la fonction publique ... etc. etc. Mais il a changé nous dit-on, après 30 ans passés au PS. Ah ? En 2007 encore, il avait tellement changé qu’il soutenait Ségolène Royal, cette gauchiste échevelée ...

Du côté de Lutte Ouvrière, on ne s’en laisse pas compter :

En l’absence de luttes, l’expérience de larges masses est seulement celle des coups reçus, des déceptions et de la résignation. Elle se traduit par des gestes passifs.
Même les votes en faveur de Mélenchon, qui pourraient passer pour une certaine forme de prise de conscience politique, ne serait-ce qu’en exprimant la méfiance vis-à-vis de Hollande, portent encore les marques de la résignation. Car, si Mélenchon dénonce la politique que risque de mener Hollande, il se place quand même dans la perspective que seul un changement gouvernemental peut ouvrir de nouveaux horizons. « Un bon gouvernement de gauche » à la place de ceux auxquels nous ont habitués les caciques du Parti socialiste, voilà en dernier ressort la ligne stratégique de Mélenchon. Le flou de l’orientation – avec qui le Front de gauche pourrait-il constituer un « bon » gouvernement de gauche, si ce n’est avec le vieil appareil du Parti socialiste ? – se dissipe lorsque Mélenchon affine et répète que son modèle, c’est Mitterrand. Et, là où Mélenchon reste dans une prudente ambiguïté, les dirigeants du Parti communiste ne se gênent pas pour affirmer leur conviction qu’une victoire de Hollande ouvrirait la perspective d’une nouvelle variante de la Gauche plurielle sous l’égide du PS.
Bien sûr que, dans l’interprétation des votes et de leur signification politique, le pourcentage plus ou moins important des voix en faveur de Mélenchon aura une signification politique, ne serait-ce que par rapport aux espoirs qu’il est susceptible de susciter dans l’électorat de gauche.
Mais c’est une analyse, un constat, pas une position militante.

Source : Le site de campagne de Nathalie Arthaud

Les promesses, c’est bien connu, n’engagent que ceux qui les croient. Restent les "propositions sociétales" L’IVG inscrite dans la constitution, le mariage des homosexuels, etc. c-a-d précisément les propositions qu’une gauche délaissant le projet socialiste met en avant (sous Jospin, c’était le PACS) pour séduire la upper middle class, sa vraie clientèle.

Mélenchon ne rompt pas avec la gauche dont il vient. Seul le packaging change. Le drôle, c’est la petite touche verte. Là, c’est vraiment pour se faire plaisir, et parce que c’est dans l’air du temps. Mais qui n’est pas écolo, de nos jours ? ...


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