« ... dont on ne parle jamais. »... Mais pas vraiment jamais alors ? puisque ça permet de dire que « l’affirmation selon laquelle il n’y a pas eu de morts par radiation à Fukushima est fausse. » Et voilà, et on se retrouve exactement comme dans l’émission dont je citais un extrait... Comme quoi, l’extrait est bien symptomatique d’un mode de communication. Et où sont ces morts ? Je n’arrive pas à comprendre pourquoi on a besoin de morts à tout prix, quitte à peut-être les inventer.
En Inde, à Bhopal, dans une entreprise de pesticides du groupe américain Union Carbide, l’échappement d’un gaz toxique fait plusieurs milliers de morts en 1984. Ou bien, tout bêtement, en 2004, l’explosion d’un gazoduc en Belgique fait 24 morts. Et chez nous, l’explosion dans l’usine AZF de Toulouse en 2001 entraîne la mort de 30 personnes. Voilà, ça, se sont des morts, des vrais.
Avoir un point de vue sur un sujet qui tient à coeur, c’est légitime, mais pourquoi se servir de la langue de bois ? Et on invente 10.000 manifestants quand y’en a 5.000 – c’est le même processus pas honnête. Même pour une cause qui me serait chère, je ne serais pas d’accord avec cette petite tricherie de la réalité - comme la porte-parole de Greenpeace semble s’accommoder.