Excusez-moi, je ne veux pas vous déstabliliser. C’est "lui" qui me déstabilise (enfin comme n’importe quel politicien). A la limite, ce ne sont pas mes procédés : ce sont les siens. Je m’intéresse au candidat sur le net (sans passer par les commentateurs mais directement par "lui-même", ou disons par tous les outils de communication mis en place par lui, le FdG, PG) et l’effet produit c’est que j’alterne entre "ouais, quand même, ce Mélenchon nous parle de gauche, de politique de gauche, ça faisait longtemps que je n’en avais pas vu un comme ça (hormis l’extrême-gauche) ; s’il a quitté le PS, ce n’est pas pour des noises, pas seulement pour sa tronche, mais bien pour faire une politique socialiste (ou presque... ) ; et puis, pschiiiiit, je lis un truc et là je me dis : "il nous prend pour des cons, il nous balade, il nous la joue l’humain d’abord, avec la gastro de son équipe". Ce qui s’ajoute à ce que vous vous considérez comme des détails (et peut-être vous avez raison, c’en est) et ce que je considère comme des techniques d’attraction, de séduction, qui parlent aux sentiments, et non à "notre" part politisée, politique qui est je crois, un terrain bien plus compliqué que " envoie-moi des images que tu trouves jolies et je les mettrai sur mon blog- car ça , c’est écrit aussi, sur son blog....) ; la part politique, politisé d’un individu qui se fait continuellement écrasé par le système est un terrain de violence ; je ne la prône pas. Mais tenter de la canaliser avec ces fadaises, en simulant un rapprochement possible entre représentant (éventuel) du peuple et chaque individu en y mettant une certaine douceur, n’est-ce pas contourner le problème politique, dépolitisé les gens, au contraire de ce qu’il prétend faire ? oui, la politique nécessite une formation aussi, une éducation, de l’instruction, pour être démocrate, et pas se foutre sur la gueule. Je suis d’accord. Je crois qu’il le dit en d’autres termes dans ses discours. C’est ce que j’entends en tous les cas. Et je comprends cette position politique, bien évidemment. Vous voyez, une fois de plus, je pars d’un détail qui me gêne, et puis j’aboutis à quelque chose en fait en sa faveur. Alors, peut-être admettons que je trouve qu’il choisit e trop de raccourcis pour expliquer à son peuple chéri comment se défendre du système par lui-même en évitant, de préférence, si c’est possible, de le faire de façon sauvage. C’est pourquoi le FdG est trop rapide dans sa construction, puisqu’il est allé direct aux éléctions. Ca aurait mérité un temps bien plus long de construction, d’éducation populaire, d’idées socialistes, démocrates, pacifistes (qu’il a, je n’en doute pas) ; là, "je" me sens trop dirigée par le chef derrière sa "révolution citoyenne" : le peuple n’a pas de pouvoir d’actions là-dedans, à part aller mettre son bulletin pour lui. Bon.