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Béribéri - bon sens Aux aaaarmes ! - Eulalie - 11 février 2012 à 00:04

Citation du livre Misère du Sarkozyme :

" La haine du modèle français de l’Etat-Nation :
Nicolas Sarkozy sait bien qu’en dénonçant notre modèle social et républicain, il joue avec une histoire jamais refroidie. Mais pourquoi une tel rage à faire remonter ce fiel historique ? Tout simplement parce que le sarkozysme est un pari sur le dépassement de la spécificité française. Parce qu’il sait que c’est à ce prix que la France pourra rejoindre le courant de la "révolution conservatrice". Le sarkozysme est devenu le repaire de ceux qui n’ont jamais pu accepter que la France soit la nation politique par excellence. Or, comme le note Pascal Salin, un libéral n’a pas de patrie : " L’idée de nation relève de la perception individuelle, d’un sentiment d’appartenance, et c’est à tort que les Etats ont étatisé la nation en créant cette caractéristique de monde moderne : l’Etat Nation."
[....]
Cette exception française a bien sûr ses raisons : la France était beaucoup trop éclatée pour avoir intialement en commun autre chose que l’allégeance de ses nombreux seigneurs locaux au roi. C’est pourquoi l’élément fondamental de sa cohésion fut de nature politique bien avant sa révolution. La france ne pouvait reposer que sur un vouloir vivre ensemble fondé autour d’une hiérarchie de valeur.

Elle ne cesse depuis de se raconter de belles histoires pour compenser son manque total de racines. Elle considérera toujours son Etat comme le garant de sa liberté et non comme un obstacle [...]

La souveraineté appartient à la nation pour qu’aucune section du peuple ni aucun individu ne puissent légitimement s’en attribuer l’exercice. La France a toujours redouté sa division, car elle sait que son unité est particulièrement fragile faute d’être culturellement homogène. Elle ne fut donc jamais une réalité "transcendante", mais un produit de l’Histoire. Là où les Allemands ne forment pas une nation, mais un peuple qui s’est toujours
accommodé de l’existence d’une multitude d’Etats, où les Italiens partagent une même culture, rendant longtemps inutile l’existence de l’Etat, la france se reconnait dans et par son Etat. Elle constitue donc l’idéal type de l’etat nation. Jusqu’au XIe siècle on par de roi des Francs puis à partir de Louis VI on commence à parler de Royaume de France. La royauté se donne donc comme la nation toute entière".

Définitions de nationalisme :
1.Doctrine, mouvement politique, qui revendique pour une nationalité le droit de former une nation.
2. Exaltation du sentiment national ; attachement passionné à la nation à laquelle on appartient, accompagné parfois de xénophobie et de volonté d’isolement.
3. Doctrine fondée sur ce sentiment subordonnant toute la politique intérieure au développement de la puissance nationale et revendiquant le droit d’affirmer à l’extérieur cette puissance sans limitation de souveraineté.


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