Je n’écrivais pas ça pour vous, Eulalie. Si je citais votre remarque : Mélenchon dit des choses qui sont vraies, c’était pour la réponse qu’on vous avait faite. Je voulais souligner que certains candidats disent des choses vraies. Reconnaître cela, ce n’est pas valider l’ensemble.
Par contre, ma remarque, là, pour vous :
Sans arrêt déclamer contre l’Europe qui soi-disant brimerait les droits des états, c’est du nationalisme. Préférer les grands bourgeois français aux grands bourgeois européens (ce sont les mêmes d’ailleurs), c’est du nationalisme.
Et pour Bernard J, qui semble s’offusquer de cette qualification, je l’invite à mieux se renseigner sur cet aspect de Jean-Luc Mélenchon.
Jean-Luc Mélenchon : « Le 14 juillet est avant tout l’anniversaire de la grande Révolution de 1789. Le défilé militaire rappelle à toute puissance étrangère ce qu’il lui en couterait de s’en prendre à la France et à sa République. »
Jean-Luc Mélenchon soutenant l’intervention de Sarkozy en Lybie :« Si le Front de gauche gouvernait le pays […] serions-nous intervenus directement ? Non. Nous serions allés demander à l’ONU un mandat. Exactement ce qui vient de se faire. Je peux appuyer une démarche quand l’intérêt de mon pays coïncide avec celui de la révolution. » Révolution ?
Ségolène Royal, en 2007 voulait que chaque français arbore son drapeau bleu-blanc-rouge. Comme certains de gauche se moquaient de ça, Mélenchon était venu à son secours : « Je dois dire honnêtement que je n’ai de problèmes ni avec l’hymne ni avec le drapeau. »
Et la dernière saillie, au sujet des Rafales vendues (peut-être) à l’Inde : « Evidemment que c’est une bonne nouvelle, parce que le Rafale est un avion tout à fait extraordinaire, puisque 20 ans après il est en avance technique sur tous les autres. » Cocoricoooooooo !!!
Et si voulez voir le bonhomme près de son drapeau chéri, allez lire, sur le site des Inrocks :
Mélenchon, portrait d’un emmerdeur. Vous lirez ses commentaires à ce propos : Il est à la gauche du PS, mais les gauchistes, il n’a jamais pu les saquer. "Faut voir leurs tronches quand je parle de notre "patrie républicaine", glousse-t-il, tout en faisant mine de défendre "Olivier" quand des sympathisants l’apostrophent sur ce sujet. Dans son bureau trône un grand drapeau français. "Ça, au NPA, ils n’aiment pas trop."
On est en démocratie. Il a le droit d’être nationaliste et patriote. J’ai aussi le droit de dire que cet aspect me gêne si ça me chante.