Cher Cyrano,
Il ne faut pas perdre son bon sens ! j’allais vous le dire.
Vous nous parlez de la crise grecque de 1898, la Grèce déjà mise sous tutelle, vos propos, tel que vous les dites laissent à penser qu’il ya une forme de fatalité dans la crise grecque.
Ceci étant il faut nous en dire plus, nous dire qu’à cette époque là, aussi, la population est descendue dans la rue, refusant l’austérité imposée par leurs dirigeants sous la tutelle de la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, l’Autriche, la Russie, l’Italie qui se chargent à Athènes de contrôler le budget grec et de percevoir les recettes du pays.
Il faut nous dire aussi que tout ceci ne change rien , que la crise empire et le nationalisme aussi, il faut nous dire que c’est le chaos (peut être que ce mot trouve ses origines grecques à cette période), que la révolte gronde, que la Grèce doit se réarmer.
Voilà le tableau est complet, doit on se réjouir des répétitions historiques, doit on les utiliser pour assoir un argumentaire qui n’a nul besoin de tout cela puisqu’il trouve ses sources d’étayages dans la peur et dans un conservatisme désolant.
Je parle de peur, la peur de prendre le risque de quitter un système qui malgré ses défaillances permet « un confort »à une partie de la population. Le confort c’est parfois juste, rester là où on est avec ses habitudes et ses tracas que le temps nous a permis d’apprivoiser, d’accommoder.
La peur c’est aussi voir se matérialiser quelque peu ce que l’on a pensé et défendu ; tout à coup l’idéalisme, l’idéologie prend corps c’est à ce moment précis que la peur apparait .Est ce que ce que je pense depuis longtemps est vrai ?ne me suis-je pas trompé ? Est ce que je prends ce risque ? Et surtout contre quoi vais-je me battre ?
De pédagogue et de pédagogie il n’est question, pas plus que de dogmatisme, il suffit d’écouter, de s’informer et d’essayer de comprendre, nulle parole n’est la vérité, cette dernière est à construire, cessez de refuser, le refus d’écouter est une mise sous tutelle de la pensée.