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Béribéri : placeopeuple, pouvoir de nuisance - bombix - 7 février 2012 à 20:37

Je reviens sur cette interview. On apprend que le fils de millionnaire (André Trigano) a été embauché avant le congrès de Reims ; le départ du PS a donc été soigneusement mis en scène (on savait déjà que le nom de domaine du site du parti de gauche avait été réservé avant le congrès). Quant à la commande, elle consiste en

« La com’, le journalisme et la fiction ». Voilà les trois ingrédients antagonistes dont le communicant veut réussir le précipité. Le journalisme ? « On tourne la réalité, personne ne joue rien. » La com’ ? « Le message qu’on veut délivrer, c’est celui d’une petite équipe qui démarre dans un local pourri et qui finit à l’Elysée. En gros. » La fiction ? « On utilise le même mode narratif qu’une série, avec des flash-back et un « cliffhanger ». » Un mot de jargon pour désigner la fin brutale d’un épisode de série télévisée et inviter à un prochain rendez-vous.

En clair, c’est du storytelling. On notera la particulière mauvaise foi du fils de pub : on tourne la réalité. Comme si l’image, c’était la réalité. Comme si rien n’intervenait dans le choix des séquences, le cadrage, le montage, la musique ... Comme si le monsieur faisait du journalisme (et on connaît les exigences de Mélenchon vis à vis du journalisme !!!) Baliverne aussitôt démentie, puisque tout de suite après, on parle d’une histoire, d’« une petite équipe qui démarre dans un local pourri et qui finit à l’Elysée »... Mais comme on le sait, tout bon "communicateur" n’a pas peur de se contredire. Il s’agit avant tout d’impressionner, pas d’être logique. S’adresser aux affects des gens, pas à leur intellect.


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