Bon, deux possibilités : soit ça les emm... ferme comme vous dites, parce que c’est niais. Possible. Cependant, des niaiseries, je voudrais pas dénoncer, mais vous en trouverez à la pelle chez LO et dans l’Humanité aussi. ;-) Soit parce que théoriquement, philosophiquement, et politiquement, ça les heurte. Dans ce cas là, c’est pas la niaiserie qui arrête, mais l’intelligence. Je veux dire, c’est intelligence contre intelligence (et non : la décroissance, voilà les vrais intelligents !) On est dans un choc de "paradigmes", de visions des choses. Certains débats ou plutôt non débats — sur le nucléaire par exemple — qu’on a eu ici tendraient à le montrer ...
Quand on lit certaines ’thèses" décroissantes, on peut se dire : "putain ! mais ils cassent tout ce que nous avons péniblement structuré, acquis".
Quand on voit où on en est dans ce pays et en Europe, on se dit qu’ils (la gauche traditionnelle) n’avaient pas besoin de la décroissance pour se casser la gueule en beauté. Le détricotage, ils l’ont fait tout seuls, comme des grands. Petite provoc : l’intersyndicale et le front des luttes, ou figure ensemble la CFDT et Solidaires, c’est bien aussi confus que le mot décroissance dans la bouche d’Alain de Benoist. ;-)