Faire un choix ***politique*** entre les deux est un leurre.
Donc, la primaire, c’est le choix d’une personnalité. Pas un choix politique. Dans ce cas, comment peut-il affirmer que ces primaires sont un progrès pour la démocratie ? Comment peut-on affirmer que la démocratie progresse quand s’efface le débat d’idées ? Ce n’est pas cohérent. La vérité, c’est que lorsqu’on sacrifie une logique d’idées à une logique militante sans idées — or il fut un temps où l’on croyait que militer dans un parti politique, c’était militer pour des idées, et l’organisation même du PS en courants avait pour motif profond d’éviter le "centralisme démocratique" aux nettes tendances totalitaires — on transforme le débat politique en spectacle vide. Je ne vais pas revenir là-dessus, je l’ai déjà exprimé. Les déclarations de bonnes intentions sur la transformation du PS de l’intérieur ne sont alors pas crédibles. En revanche, on comprend bien les différentes postures contradictoires au gré du vent et des sondages.
Hollande lui doit en tout cas une fière chandelle.