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Un bon texte de Christine Angot : une lecture - Eulalie - 25 mai 2011 à 12:06

Non, il ne s’agit pas du tout d’exprimer que "je serais plus intelligente, héroïque, etc...". Et ce ne sont pas des invectives. Figurez-vous que ce sont des idées,ou des pensées, et je n’ai pas votre "talent" ni celui de toutes vos références pour les exprimer. Je ne sais pas où vous allez chercher de "pauvres malheureux". C’est une vision bien suffisante et bien datée de la population. La population est instruite, réfléchit, même si on tente bien de la décerveler dans certains médias, emissions, pubs, etc.... Et, justement, la politique par la séduction, comme l’a fait sarko, comme le fait si j’ai bien compris Marine Lepen (dont je ne m’occupe guère, mais qui parait-il a un discours qui peut s’avérer séduisant parce qu’un espèce de côté "Duce") c’est marier le peuple à ses représentants. Or, peut-être faudrait il redescendre sur "terre" et qu’à part les lecteurs de "Gala" (et encore pour beaucoup c’est de la pure distraction) la population a beaucoup plus de distance (et c’est tant mieux) vis à vis de ses élus, représentants, etc. Bref, la culture politique de la liberté, de l’autonomie, etc.... a fait son oeuvre. Les politiciens sont nos représentants politiques, un point c’est tout. Il ne sont en aucun nos représentants "du" désir sexuel, du "Père" et tout le toutim psy. On vote ou on ne vote pas, c’est tout. Et majoritairement, en fonction d’idées politiques et non en fonction d’une relation "bourreau-victime". Pas toujours pour des idées bien "fraîches", certes, pour des dégueulasses socialement, économiquement et politiquement oui, mais pas pour des dégueulasses ou salopards sexuels. Je ne sais pas où cette Christine Angot va chercher ça. Car justement, la France, dans sa culture politique fait fi de la sexualité des hommes et femmes politiques, et c’est tant mieux. Bref, on se fout de savoir s’ils, elles font des partouses, s’ils ont 150 amants ou amantes. Si leur mariage est modèle, etc....On s’en tape le coquillard. Par contre, s’ils ont commis un crime, un délit etc.... ben ouais, faut les juger comme tout le monde. Et c’est tout. Ca s’arrête là, à mon sens. On en attend pas d’être des directeurs spirituels, ni des gens de séduction sexuelle, libidinale. Et c’est tant mieux. On reste dans le monde des idées politiques avec toute la droiture qu’on est en effet en droit d’attendre d’un représentant politique. Un président, un ministre, c’est un chef d’Etat, ce n’est pas un chef tout court. C’est peut-être sur la notion de chef qu’on est pas dutout d’accord parce que si Christine Angot tiens absolument à "sexualiser" son rapport au chef d’Etat, ce n’est certainement pas le cas de la majorité de la population. En effet, c’est de la littérature, de la fiction. Enfin bon, en espèrant, que cette affaire DSK n’aboutisse pas au final à exiger de nos politiciens de juger leurs sexualités, leur vie privée, pour leur campagnes électorales, comme aux States. Tant que DSK avait réputation de coureur de jupon, tout le monde s’en foutait, parce que c’est la vie, ça peut être la vie, chacun fait ce qu’il veut, et le viol ou tentative de viol c’est une "mort" de l’agressé-e. On n’ est pas dans le symbolique. On est dans le physique et le mental de 2 invidividus. Et faudrait peut-être pas extrapoler sur la relation grise "bourreau-victime" . Chacun-e vit son viol et ses conséquences différement et la victime n’a pas forcément une relation ambigue à son agresseur, c’est au contraire très très clair dans sa tête, très très très clair... Une femme violée ne devient pas forcément faible et fragile perturbée après coup : c’est encore une idée très misogyne.


#32500



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