Pourtant je devrais sûrement ne rien dire, vu la charge émotionnelle que revêt le sujet.
Par orgueil (ça arrive aux meilleurs), je préciserai quand même que je ne sais pas "rien" puisque tout ce que je sais, je ne le dois pas aux journalistes. Et c’est une chance ... C’est un peu là que se trouve ma "cohérence" et la lueur d’espoir dans ma pauvre tragédie ...
Ah ! Alors là, vous êtes semble-t-il quelqu’un d’exceptionnel. Vous êtes l’un des mieux informé le France on dirait... ;-)
Par exemple, je ne dois pas aux journalistes de savoir que DSK ne pouvait passer devant un juge dans les 2h sans quelques arrangements, même menus et assez unilatéraux, avec le quai d’Orsay, que si ça ne constitue pas une preuve, c’est assez à mon goût pour renverser la présomption : le juge (pour ne citer que lui, mais on est bien d’accord que sur une affaire comme ça il n’agit pas en free lance) n’a pas le droit à l’erreur s’il veut poursuivre sa carrière.
Bon, ce que vous dites n’est pas très clair. Affirmez-vous que DSK est passé devant un juge américain sans consultation du Quai D’Orsay ? A priori, c’est le cas. La justice américaine est, a priori, indépendante du pouvoir américain et a fortiori de toute considération politique ou diplomatique. L’inverse serait surprenant. Il n’est donc pas surprenant que la justice américaine ait agi en toute indépendance sans consulter la France. Du coup, votre argument tombe à l’eau. Cela n’a aucun poids dans la balance, ni dans un sens, ni dans l’autre.
Quand à la carrière du juge, cela me fait bien rire : c’est la police qui arrête DSK, c’est le juge qui décide de le mettre en détention...mais c’est un jury qui décide de l’inculper. C’est un travail avec des responsabilités bien réparties. Personne ne risque sa place (justement parce que la justice est vraiment indépendante...c’est pas comme en France, hein...). Il y a une plainte pour un fait grave, il est normal que cette plainte soit prise en compte. Ce n’est pas seulement la personnalité de DSK qui est en jeu...il y a aussi une victime potentielle. Prendre la plainte en compte ne signifie pas que DSK est coupable mais signifie surtout que la victime est crédible et qu’il faut éclaircir l’affaire et faire que justice soit rendue. C’est tout.
non ,je suis désolé, il y a eu une enquête interne au FMI et sa conclusion a été pour le moins insatisfaisante et aujourd’hui je me sentirais TRES mal dans mes bottes à la place des membres de son CA. Les réaction des "proches" et des applaventris de service de Strauss-Khan me donnent également raison. Ce n’est pas du rien.
Si vous faites référence à la collaboratrice Hongroise de DSK, elle était consentante. Le FMI a seulement fait une enquête afin de vérifier que DSK n’avait pas usé de son pouvoir pour obtenir les faveurs de sa collaboratrice. Si cela avait été le cas, il aurait été viré du FMI. Comme ce n’était pas le cas, il s’agissait d’une affaire privée entre adultes consentants. Ce n’est pas interdit pas la loi. Le FMI n’a rien à se reprocher.
Et tant qu’à mégoter sur les "détails" (c’est bien connu que le diable s’y cache souvent) : non une sanction disciplinaire n’est pas dépendante d’une sanction pénale et heureusement ! Un manquement déontologique, une entorse à un règlement intérieur ne sont pas forcément sanctionnés par un juge pénal mais peuvent faire l’objet de mesures internes, et réciproquement un fumeur de joint est pas forcément viré après un passage chez le juge. Chacun s’occupe de ce qui le regarde et de ce qu’il juge bon pour lui et sa conscience. C’est ce qui permet à un employeur de prévenir le risque alors que le juge pénal est condamné à sanctionner des faits accomplis !
Certes. Mais là, on parle de viol ou d’actes de violence. Je ne pense pas qu’au PS ou au FMI il soit interdit par le règlement intérieur de draguer. Et en cas de viol, on appelle la police et on est jugé par la justice. Peu importe le règlement intérieur...Violer la loi est un peu plus grave que violer un règlement.
Merci donc pour les leçons, en espérant que ça ne vous découragera pas de nous éclairer du même ton altier sur ce que vous savez, vous, de cette force obscure qu’est "ce que veut le procureur américain" et donc sur les objectifs réels de l’enquête. Ça nous donnera un bel exemple du sérieux que vous peinez à trouver chez moi et un beau fondement pour me prendre d’aussi haut (sans déconner, quitte à me prendre sur ce ton le vouvoiement était vraiment surfait, un peu comme dans la phrase "eh madame vous êtes trop bonne !").
Sans vraie rancune, mais avec de grosses glandes montées en écharpe
Bon, désolé que vous l’ayez pris comme cela. Personnellement, j’en sais visiblement beaucoup moins que vous puisque je pense que l’on ne sais rien sur cette affaire et que l’on ne peux discuter que sur des rumeurs donc en gros sur du vent. Mais je ne peux vous laissez dire que, parce qu’il a été inculpé et emprisonné, DSK est présumé coupable. J’ai seulement cherché à argumenter. Et je ne peux pas plus vous laisser sous-entendre que beaucoup seraient plus ou moins complices des agissements supposés de DSK (politiques, journalistes, FMI...) puisqu’ils savaient et n’ont rien dit. Entre un jugement moral sur le comportement d’un homme et la dénonciation d’actes criminels, il y a quand même une marge. On ne peut dénoncer des actes criminels que si l’on en a été témoin ou victime. En aucun cas sur des rumeurs ou une réputation. Si l’on est au moins d’accord là-dessus et si vous admettez que pour l’on a (nous simples citoyens..), pour l’instant, aucune preuve de la culpabilité de DSK, alors vous pouvez admettre qu’il est présumé innocent et que cette affaire criminelle était en gros imprévisible pour 99.9% des gens y compris politiques et journalistes.