Oup’s, oup’s. Erreur. Dans Monsieur Verdoux, c’est Landru auquel fait référence Chaplin, par ailleurs lecteur assidu de ce grand comique et joyeux drille Arthur Schopenhauer. Landru est aussi l’inspirateur de Jules Romain pour le personnage de Quinette, dans Les hommes de bonne volonté. Dans la fiche Wikipédia, qui oublie au passage Jules Romain (peu ou pas lu de nos jours, c’est dommage) on trouve cette mention : « Le philosophe Jean-Baptiste Botul a entretenu une correspondance avec Landru, publiée en 2001 sous le titre Landru, précurseur du féminisme. » On attend le prochain bouquin de BHL pour prendre connaissance de cette passionnante généalogie. ;-)
J’ai trouvé grâce à Google Books ces pages intéressantes sur Landru et Jules Romain, qui l’avait connu personnellement, alors qu’il était garagiste ! « Excellent garagiste, commerçant aussi courtois qu’honnête. » L’écrivain sera d’ailleurs entendu par la police, car le garagiste avait ses coordonnées dans ses papiers lorsqu’il fut arrêté. Landru goûtait fort la poésie et la musique. On peut être assassin de métier et délicat, n’est-ce pas ?