« il y a un seul coupable, justiciable : celui qui a commis le crime »
Nuance : s’il y a un seul coupable de viol, ses "hiérarchies" (le bureau du PS, le gouvernement qu’il représente) connaissant ses mœurs brutales et son goût pour les femmes rendues à l’état de biens de consommation kleenex auraient du prendre des mesures disciplinaires.
C’est une simple question de bon sens et de responsabilité qui s’impose comme une règle de professionnalisme (à défaut d’humanité) : on ne laisse pas Emile Louis surveiller la cours d’une école primaire au prétexte fallacieux qu’il faut d’abord s’entendre sur la notion de viol ou sur la sévérité du risque, ou parce qu’il faudrait simplement le voir comme un bon vivant qui aime le pouvoir et ses "attributs" ...
Bien sûr j’exagère et caricature, désolé si je semble agressif. Mais c’est que je suis stupéfait de ne pas voir la chose évidente aux yeux de tous. Je ne me l’explique pas autrement que par deux postures :
– au fond l’idée qu’une fois arrivé à ce niveau de responsabilité, on a plus de compte à rendre est assez ancrée dans nos esprits, en démocratie française le sommet de la responsabilité : c’est l’irresponsabilité ;
– certains se trouvent, s’imaginent, ou se calculent un intérêt personnel à garder ce monsieur en haute estime au point de préférer minimiser ce qui s’est passé.
Comme je ne pense ni Sarkozy, ni Aubry assez cons pour ne pas faire ce calcul élémentaire. Alors oui, je suis assez tenté de suspecter des manœuvres tordues qui engagent leur responsabilité sur le modèle d’un calcul coût/avantage assez simple : il est toujours plus profitable de voir un rival se casser la gueule que de jouer les flics dans un panier de crabes ou l’autorité est mal distinguée de l’autoritarisme, convenances de "gôche" obligent. Il sera toujours temps de condamner a posteriori pour conserver une respectabilité de façade ...
Alors bien sûr il reste la présomption d’innocence, mais quand un homme de cette stature est arrêté et jugé dans des délais pareils, il y a derrière la police une administration des relations internationales qui préférerait laisser un coupable (très facilement localisable) en liberté plutôt que de risquer une erreur judiciaire de cette ampleur.
Du coup, je me sens conforté dans mes soupçons, et je laisse la présomption d’innocence à ceux que ça regarde en premier : les journaleux qui nous donnent les minutes de la procédure avec le sentiment d’informer.