Ce n’est pas parce que les patrons violent les règles du libéralisme qu’ils feignent par ailleurs de respecter et que pourtant ils imposent — par les législations européennes singulièrement — que l’Europe est devenue innocente comme par magie. L’Europe n’est pas l’arbre qui cache la forêt. Elle est bien un dispositif pour mettre au pas les peuples et les Etats-Nations dans la nouvelle distribution des cartes après l’effondrement de l’ex-URSS et l’essor de ce que l’on a nommé "la mondialisation".
Presque toutes les réformes libérales se sont faites en France au nom de l’Europe. Revoir à ce sujet l’emblématique directive Bolkestein.
Mais pour que les choses soient plus claires, il faudrait peut-être parler de l’Europe libérale de Maastricht, et non pas de l’Europe tout simplement.
Et pour ce qui est du libéralisme des libéraux au pouvoir, on a bien vu pendant la crise de 2008 soudainement les Etats — si vilipendés pour leur immobilisme et leurs archaïsmes — monter au créneau pour sauver les banques. Car si les bénéfices sont privés, les déficits seront publics. Logique. Pas trop s’occuper des mots. Plutôt regarder ce qu’ils font, nos libéraux. Y compris avec les institutions européennes.