poster message en reponse
Pour saluer Michéa - bombix - 3 mai 2011 à 14:52

C’est une citation. La phrase est de Lacordaire (1802-1861). Il est bien dit, c’est la loi qui affranchit — comprendre au sens générique du terme. Donc ça ne veut pas dire que toute loi soit libératrice, comme vous le soulignez avec raison. Mais cela veut dire que si on peut espérer l’instauration de libertés dans l’Etat civil (#état de nature), ce sera par le fait de la loi.
Au passage, raison pour laquelle Marx jugeait absolument nécessaire la lutte sur le terrain juridique. Cela donnera par exemple la limitation de la durée du travail en 1848 ... Toutes les grandes conquêtes sociales sont traduites dans le droit : congés payés, salaire minimum, etc. Comme toutes les grandes régressions et toutes les défaites sont des reculs du droit, des modifications de la loi. Sous Sarkozy, le relookage du Code du travail par exemple. Dernière grande régression en date : le recul de l’âge de départ à la retraite et l’augmentation du nombre d’annuités nécessaires.
Mais encore une fois, vous avez raison. Les lois n’arrivent pas toutes seules. Elles sont le produit de luttes politiques. Et elles ne se maintiennent pas toutes seules non plus. Tout ce qui a été acquis peut être perdu si on ne le défend pas.

Pour le reste cela me semble exagéré de dire que toutes les lois sont faites pour les riches. S’il existe encore un peu de protection sociale en France, s’il existe un droit du travail et des institutions (inspection du travail) pour le faire respecter, etc. cela veut bien dire qu’il y a des lois qui protègent les faibles. Le mot ne me dérange pas : il désigne une faiblesse sur le terrain économique, pas la qualité intrinsèque des individus.


#32244



Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Qui êtes-vous ?