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Sushi de sieverts - bombix - 28 mars 2011 à 21:39

Oui, et pour bien se représenter les choses, il faut considérer que 1000 mSv correspond à une dose qui provoque des troubles sanguins. A 500 mSv, on a des nausées. A 5000 mSv, on décède un mois après l’exposition, pour une personne sur deux.
La dose moyenne subie par les liquidateurs de Tchernobyl était de 117 mSv, soit dix fois moins que la dose annoncée le 27 mars. A 100 mSv, la probabilité de développer un cancer augmente sensiblement. On autorise 20 mSv de dose annuelle pour les travailleurs du nucléaire ...

Je tire ces données d’un cahier spécial consacré au nucléaire paru cette semaine dans Le Point. Dossier plutôt pas mal fait. "Le mensonge est au cœur de l’atome depuis l’envoi, par A. Einstein, le 02 aout 1939, de la célèbre lettre dans laquelle il informe le président Roosevelt que, grâce à l’uranium, il est désormais possible de fabriquer des bombes extrêmement puissantes et d’un type nouveau. À partir de cette date, les dissimulations n’ont pas cessé, telle une réaction en chaîne. Comme au Japon, où les mensonges à répétition des différents exploitants nucléaires, surtout de Tepco, opérateur de la centrale de Fukushima, ont ébranlé, au fil des années, la confiance des Japonais envers cette industrie ..." (Soixante ans de mensonges d’Etat, Le Point, 24 mars 2011, p. 80)

Tout est dit ... Dans Mediapart, un article de Michel de Pracontal expose : « Dès 2006, le sismologue Ishibashi Katsuhiko s’inquiétait de la vulnérabilité des centrales nucléaires japonaises et claquait la porte d’un comité d’experts. Ses avertissements n’ont pas été entendus. Ils décrivent exactement ce qui est en train de se produire. »

Mais sommes nous prêts à réviser nos modes de vie et de consommation ? Et puisque nous sommes sur internet, petit rappel :

La vie numérique et connectée que nous vendent Minatec, Minalogic et les boîtes pour lesquelles travaillent les ingénieurs grenoblois contient, parmi ses multiples promesses, celle des futures catastrophes nucléaires. Voyez plutôt :

 chaque recherche sur Google brûle autant qu’une ampoule basse consommation pendant une heure .
 les technologies de l’information et de la communication (TIC) gaspillent 13,5 % de la consommation électrique française (soit 58,5 TWh) ; les téléviseurs à écran plat et leurs périphériques (décodeurs, équipement TNT) constituent le coût le plus important. Avec un taux de croissance moyen de 10 %, les TIC pèseront pour 20 % de la consommation d’électricité française dès 2012 - soient 9 réacteurs nucléaires.
 la consommation d’électricité dans le secteur résidentiel de l’Union européenne a crû ces dernières années à un rythme comparable à celui du PIB global (10,8 %). Cette demande croissante est due à l’usage généralisé d’appareils comme le lave-vaisselle, le sèche-linge, le climatiseur, l’ordinateur personnel, et à l’essor de l’électronique grand public et des équipements informatiques et de communication - décodeurs, lecteurs de DVD, équipements à haut débit et téléphones sans fil (source : Reuters).
 en 2006 les « datacenters » (qui hébergent des serveurs informatiques et équipements de télécommunications) aux Etats-Unis ont consommé 61 milliards de kWh - l’équivalent de la consommation du Royaume-Uni en deux mois – soit deux fois plus que cinq ans plus tôt .
 selon un chercheur de l’université de Dresde, Internet consommera dans 25 ans autant d’électricité que l’humanité en 2008 (source : www.dotgreen.fr).

Pièces et Main d’Oeuvre : Catastrophe nucléaire, on vous l’avait bien dit


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