Et votre obsession, ce sont "les orgas" et "les chefs syndicaux" : regardez aussi en bas, près de chez vous. Ca continue à bouger
Apparemment, je ne suis pas le seul "obsédé". Excellent article, à nouveau, sur La Sociale, de Jacques Cotta.
C’est bien la stratégie des responsables syndicaux au niveau national, Bernard Thibaud et François Chérèque en tête, qui a permis à Nicolas Sarkozy et au gouvernement de tenir bon et d’aller au bout. Ce sont eux qui ont tout fait pour éviter que le conflit partant de la question des retraites ne débouche sur une crise politique ouverte. Ce sont eux encore qui ont géré le conflit avec le souci constant de déconnecter le mouvement populaire de la question politique, de la mise en cause du gouvernement et du président. Comme le rappelle fort justement Jean Louis Ernis sur notre site, ils ne pouvaient faire preuve d’ingratitude à l’égard du patronat qui, par la déclaration commune d’avril 2008 liant le MEDEF, la CGPME, la CGT et la CFDT…, organise une sorte de quasi-monopole syndical à l’avantage des deux confédérations précitées.
Et quant au PS :
La grève générale, l’action déterminée dont l’issue prévisible est la crise politique ouverte n’est concevable que si une force aspirant à régler le problème se veut disponible. Les positions politiques affirmées en plein conflit par les responsables du parti socialiste, Martine Aubry en tête, ont suffi à décourager les plus déterminés. Si en effet la chef du Parti d’opposition a pour position celle de Sarkozy mâtinée de rose –le maintien de l’âge légal à 60 ans mais l’augmentation de la durée de cotisations- et plus en cas de retour au pouvoir –le retour à 60 ans, mais pas pour tous, au cas par cas en fonction de critères dont la pénibilité- alors à quoi bon ? Si le remède ressemble à ce point au mal, pourquoi griller ses quelques économies dans une grève générale sans issue ?
Bref, Cotta écrit ce que l’on n’a pas cessé de répéter en long, en large et en travers sur l’Agitateur. Ce qui ne m’empêche pas de toujours apporter du café le matin aux courageux lutteurs de la FSU toujours en grève reconductible en bas de chez moi. Car la bataille n’est pas finie. Pensez ! : la FSU continue d’exiger le retrait de la loi ... votée et promulguée ! ... bah, si on pouvait dans la foulée placer une petite incitation à bien voter aux prochaines cantonales, tout ne serait pas perdu. D’où ce texte rocambolesque repéré par BJ, sur le site du CDR du Cher, né le ... 10 novembre ! Et qui recense, entre autres actions dans le Cher "RDV le soir devant le resto-chic Le Siècle, place de la Concorde pour accueillir toutes les enflures médiatiques à la botte du pouvoir…"