Bel article et je partage les idées de Maurice Allais. Cependant je pense que s’il n’était pas plus écouté c’est probablement qu’il n’était pas très médiatique. Pour être appelé il faut être beau parleur, vif et rapide. La forme l’emporte sur le fond. L’écrit disparaît au profit de l’éphémère. La télévision est un show. Ce qui est dit a moins d’importance que ce qui est vu. Notre peuple n’est intéressé que pas le "pain" (aujourd’hui les biens de consommation comme la télévision, la voiture, les mobiles, ...) et le "cirque" (la télevision, les peoples, les faits divers plus ou moins sordides, ...). L’économie c’est le réel alors qu’on veut le rêve, le jeu pour y échapper.
Maurice Allais laisse entendre que s’i il n’était pas invité à la télévision c’était probablement le fait d’un "complot" des puissances de l’argent. Il a été vexé et ne comprend pas que ses idées ne soient pas retenues. Ses idées ont bien été retenues puisqu’il a été consacré prix Nobel. Ceci ne lui confère cependant pas une stature médiatique.
Sa théorie (ce sont toujours des théories, rien que des théories dans un monde toujours en pleine mutation) est séduisante et, me semble-t-il, assez juste et même réaliste :
l’Europe à 26 est un non sens. Du travail précipité et bâclé. On peut être idéaliste mais pas naïf.
On ne devait, surtout pas, pousser la Chine à faire partie de l’OMC. Maintenant comment s’en sortir ? A la moindre tentative de protectionnisme nous passerions en justice, avec de fortes pénalités financières.
De plus le jeu est faussé car la Chine, en plus d’avoir de trop bas salaires, triche de façon éhontée sur sa monnaie en la liant au dollar US. D’où une double aggravation. Là est le problème le plus urgent. Il faut "dévaluer" l’Euro !
Remarquons aussi, lorsque Maurice Allais mentionne des salaires minima trop élevés il n’a pas tort. Voyez l’Allemagne qui n’a pas de salaire minimum et importe des salariés payés 6€/h contre 9€/h chez nous en France. Ils se débrouillent mieux que nous de ce coté là ! De plus ils protègent leur industrie et leur balance commerciale est excellente alors que nous créons des emplois fictifs et inutiles aux frais du contribuable.
Nous sommes pieds et poings liés en mentalité, en politique, en idéologie, en ardeur au travail, en manque d’esprit d’entreprise, en manque d’imagination. Maurice Allais avait probablement raison, mais peut-on décréter un certain protectionisme aujourd’hui. Qui s’y risquerait ?
Avez-vous la solution pour appliquer les idées de Maurice Allais ?