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Contre la civilisation libérale, penser à la périphérie ? - B. Javerliat - 2 juin 2010 à 07:52

maintenant dans l’Agitateur, on a des articles qui reprennent la propagande et les méthodes des "anti-éoliens", qui citent Alain de Benoist

Ben oui, l’Agitateur n’est par régi par la pensée unique. Incroyable, non ? Et la pensée unique consiste à disqualifier les "mauvais penseurs" ou les "penseurs de travers" en expliquant qu’ils "puent le populisme". Habituel. Quand je vois pousser les éoliennes plus vite que des champignons après la pluie, je m’interroge : suffit-il qu’une énergie ne produise apparemment pas de déchets pour qu’elle soit écologique ? Ou bien n’est-ce pas plutôt un piège (libéral) à gogos ?

L’article de bombix pose à mes yeux une question analogue : Suffit-il qu’il y ait le mot socialiste dans son nom pour faire d’un parti un parti de gauche ? Du célèbre "Mon programme n’est pas socialiste" de Jospin en 2002 à l’appel à voter "oui" au traité pour une constitution européenne, le PS a depuis longtemps fait siens les "principes de l’économie libérale", comme dit Alain de Benoist. Et si c’est Alain de Benoist, qui est d’extrême droite qui le dit, je devrais penser le contraire parce que je suis de gauche ? L’âne berrichon que je serais ne s’y résout pas et persiste, malgré les injonctions, dans la "malpensée"*.

* Dans une interview, Jean-Claude Michéa se demande s’il est opportun « de venir se ranger fièrement sous le drapeau un peu trop délavé de la Gauche . D’abord, remarque-t-il, parce que, depuis les années 80, ce mot ne rime plus avec classes populaires mais avec fascination pour la « modernité » et pour toutes les attitudes « transgressives ». Et ensuite parce que cela reviendrait, de ce fait, à se couper a priori de cette partie des classes populaires qui votent à droite (ou s’abstiennent) non parce qu’elles seraient favorables à la domination capitaliste mais justement parce qu’elles perçoivent les nouvelles positions de la gauche et de l’extrême gauche comme une idéologie d’intellectuels ou d’artistes privilégiés, à la fois coupés de la vie réelle et méprisants pour les gens simples et ordinaires. Je pense donc, ajoute-t-il, qu’il est peu efficace d’appeler une énième fois de plus à la mobilisation du « peuple de gauche » (contre le « peuple de droite » ?). Il s’agit au contraire de réfléchir enfin aux conditions d’un « Front populaire » rénové qui serait capable d’unir sur la base d’un nouveau langage commun toutes les classes populaires, c’est-à-dire toutes ces classes qui ont, quelles que soient leurs différences et leurs contradictions, un intérêt humain objectif au renversement de la domination capitaliste ».
Une sorte de "pensée à la périphérie", quoi ...


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