"L’avenir de l’homme est la femme" ou "La femme est l’avenir de l’homme", je suis bien d’accord avec bombix, ça ne change pas beaucoup le sens (peut-être la façon de ressentir la formule) : « Oui, enfin, ça ne change pas beaucoup le sens. D’autre part, c’est le vers de Ferrat qui est entré dans la mémoire collective. C’est donc bien lui qui doit être commenté. »
C’est donc le vers de Ferrat qui est dans nos mémoires, maintenant. Pour la petite histoire, on peut remarquer comment le génie d’un musicien peut aussi donner à un texte un chatoiement qui n’existait pas tel quel dans le poème initial. Un exemple avec "Est-ce ainsi que les hommes vivent...", célèbre chanson de Léo Ferré, adaptée d’un poème d’Aragon : "Bierstube Magie allemande".
Léo Ferré n’a repris que 7 strophes sur les 11 que compte le poème initial d’Aragon. Il a décalé la dernière strophe en la faisant remonter à la cinquième position. Le petit refrain lancinant
Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent
est une idée à Léo Ferré. Ces 2 vers ne sont pas utilisés ainsi par Aragon (ils ne figurent que dans une seule strophe - non reprise par Ferré - et ces 2 vers ne sont pas le final de cette strophe). Cette façon de faire a donné au poème une puissance frémissante : Est-ce ainsi que les hommes vivent