Ouf ! Merci Eulalie... Je ne pensais aucunement à un parallèle quelconque avec la situation de l’avant mai 68 et maintenant. Comme vous le comprenez très bien Eulalie, il n’est pas si simple d’affirmer péremptoirement que les gens pensent ceci, ou pensent cela.
Pierre Viansson-Ponté ironise sur les revendications étudiantes qui lui semblent manquer de hauteur. Et les étudiants, z’ont de la conscience politique ? Ah, m’en parlez pas ! ils et elles ne réclamant même pas de meilleures conditions d’enseignement, patati-patata, ça réclame juste en fait de pouvoir baiser ! Vous voyez le niveau de préoccupations...
Et pourtant, cette revendication anodine donnait naissance une semaine après l’article paru dans Le Monde au Mouvement du 22 Mars. Comme quoi...
Et toujours dans l’article : Et les jeunes ? Bin, ils cherchent du boulot mais ils n’en trouvent pas... [pourtant à cette époque, le niveau du chômage était vraiment bas - comparé à maintenant]. Ce que les gens se disent, se répètent, semble peu changer malgré les années.
Et TF1 aujourd’hui qui participerait à cette crétinisation politique des braves gens d’aujourd’hui ? TF1 et les autres... Pasque en mars 1968, y’avait pas La Ferme-Célébrités. Ni le Loto. Ni toutes les merdes à gratter. Bah ! Lisons encore l’article de Viansson-Ponté : Y’avait déjà du people - avec Jean-Claude Killy ; y’avait un genre de sujet Jean-Pierre Pernaud - avec l’encombrement des autoroutes ; y’avait du rêve pour la masse - avec le tiercé, l’information prioritaire.
Voili, voilà, c’était pour répondre à papagayo et socialisme. Il ne s’agit pas d’appliquer à la lettre, sur aujourd’hui, les textes que je citais. Mais on peut voir que ce qui se disait sur la démobilisation des gens n’était pas si différent que ce qui se dit aujourd’hui (quelle que soit les différences des moments historiques). Après tout, tirer des leçons de l’histoire, accumuler un brin d’expérience, c’est ça : remarquer les processus derrière les expressions différentes de la réalité.