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Mais qu’est-ce qu’on attend ? - Eulalie - 19 février 2010 à 08:45

"Il y a beaucoup de gens dont la situation s’aggrave de plus en plus. Les travailleurs étrangers, les précaires, les chômeurs en fin de droit ..."

Je ne parlais pas d’eux dans mon impression que "finalement, ça va pas si mal" pour une majorité de français moyens. D’ailleurs eux, se bougent, et avec des syndicats. Comme quoi, il ne faut jamais jeter le bébé avec l’eau du bain. Enfin, les chômeurs en fin de droit, je ne sais pas s’ils "se bougent". Mais les travailleurs sans papiers, oui, et les précaires oui, ils se sont bougés il n’y a pas longtemps. Je crois qu’ils s’appelaient "génération précaire". Et ça ne touche pas que les tout jeunes.

Et je réponds à Papagayo qui ne me pose pas la question, mais je réponds quand même, où en d’autres termes il demande " qu’est-ce que vous proposez pour arrêter le pouvoir financier qui nous enfle " : si on le savait, on l’aurait fait. Dans la population, des gens se bougent, le tableau n’est pas uniforme. Les syndicats aussi, à différents niveaux, se bougent : le tableau n’est pas uniforme non plus. Des assos, et peut-être même des politiques qui ont gardé une morale (et pas forcément "de gauche"). Des luttes dures ont été menées dans certaines usines où les gens sont jetés, mais ils ne gagnent pas pour autant, ils obtiennent des "choses", mais ce n’est pas une victoire. C’est déjà ça, mais ce que je veux dire c’est que même ces luttes courageuses, dignes, morales, qui ne demandent que justice sociales, ne suffisent pas. Alors, en effet, c’est peut-être le nombre qui manque, mais pas seulement : certainement aussi le courage des politiques (parfois ils soutiennent telles luttes, telles grèves, mais ce n’est pas suffisant : il ne font que causer, se mettent devant pour la photo du journal du coin, et pour leur prochaine campagne électorale diront " j’ai soutenu..." . Et ça, c’est insupportable, en effet.


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