La proposition est flatteuse mais je ne me sens pas de taille à rivaliser avec l’article excellent de Jacques Cotta sur le site de "La Sociale", article suivi de commentaires tout aussi intéressants et qui replacent - longuement et intelligemment - cette réforme dans l’histoire même de la République française, expliquant en quoi cette recentralisation des pouvoirs casse le cadre national, dans la continuité d’un alignement sur les directives de l’Union européenne, éloignant les citoyens de leurs élus et empêchant de fait toute démocratie participative, limitant absolument les résistances locales au pouvoir.
Ni avec ceux d’Anicet Le Pors, sur le site du Comité Valmy qui insiste sur l’opportunité d’un approfondissement idéologique quant aux atteintes portées aux services publics (avec toujours l’Union Européenne en ligne de mire).
Je pense aussi aux articles de l’Humanité (le journal), notamment celui du 26 février 2009 qui prend l’exemple du projet du "Grand Paris", véritable reprise en main de la capitale par Sarkozy ; ainsi que celui, dans le même quotidien, du mardi 19 janvier 2010 et qui titre éloquemment : "Les territoires soumis à la société libérale" (4 pages).
Il y en a probablement d’autres...Désolée de ne pas mettre de liens, mais, malgré les leçons et conseils qu’on m’a donnés, je suis toujours aussi empotée pour le faire.
En tout cas, tous ces articles et contributions donnent des explications claires mais qui me semblent difficiles à résumer. Ou alors il me faut plancher de longues heures sur la question car je ne suis pas très à l’aise avec le vocabulaire administratif.
Il faut déjà que les lecteurs s’approprient ces textes et y réfléchissent.
Il me semble important également que, pas seulement les élus ou les candidats, mais aussi les différents militants qui s’opposent à ce que certains n’hésitent pas à qualifier de "coup d’état feutré" fassent connaître cette réforme, par tous les pauvres moyens que notre soit-disant démocratie lui laisse. Car il ne faut pas compter sur les médias officiels pour le faire.
C’est un véritable boulot d’information : les "politiques" ont-ils la volonté ou/et les moyens (en nombre, matériellement) de le faire ? Je n’en sais rien.
En fait, je me rends compte qu’il faut se battre sur plein de points, je m’en rends compte parce que j’essaye de le faire, en ce qui me concerne, sur la "Réforme des lycées" par exemple. Et que ça commence par un travail d’explication : pas de bagarre possible sans un minimum de prise de conscience de ceux qui sont concernés.
C’est pourquoi ces échanges, dont je vous remercie, sont importants, même si ça ne suffit pas, bien sûr.