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La campagne de vaccination contre la grippe A : un non sens de santé publique ? - btissam mnari - 31 janvier 2010 à 16:07

Bonjour Monsieur Coulon et surtout à Monsieur Dedieu que je connais pour l’avoir consulté lorsque j’habitais le Prado et que j’ai vu au centre de vaccination... ;-))

Jeune diplômée adepte des cdds mal payés (et qui n’ont rien à voir avec mes études comme beaucoup de mes camarades), j’ai moi même été embauchée en tant qu’agent administratif pour travailler dans le centre de vaccination de Bourges. Ouf, pensai-je alors, je suis tranquille pour 6 mois cette fois, je vais pouvoir souffler un peu.

Je n’ai pas d’opinion tranchée sur l’idée du vaccin contre la grippe A ne possédant à mon sens pas toutes les données, surtout médicales, pour pouvoir me prononcer. Toutefois, au delà du supposé non sens de santé publique, je voulais surtout attirer l’attention sur le non sens des contrats qui ont été faits et qui aujourd’hui risquent de se retrouver au Prudhommes.

Il faut savoir qu’en plus de mobiliser du personnel médical sur leur temps de travail, l’Etat a embauché sur toute la France des personnes sous le statut de "vacataires" dans le cadre de CAE (contrat aidé de 6 mois devant se poursuivre jusqu’au 30 juin 2010.)

Ces personnes dont je fais partie, devaient travailler 3 mois au centre de vaccination (de janvier à fin mars) et 3 mois en association pour faire les statistiques post-vaccination.

Le gouvernement ayant décidé de fermer les centres fin janvier au lieu de fin mars (et à juste titre, cela causait trop de dépenses), nous pensions alors être affectées comme prévu au statistiques dans les bureaux de nos associations (18 CAE dans le Cher réparties sur différentes associations du département).

Or, la semaine dernière, on nous disait (9 des 18 CAE sont concernés sur le Cher) qu’il n’y avait plus de travail à nous faire faire, les statistiques ayant déjà été faites, et on nous mettait la pression pour démissionner.

Hors de question que nous démissionnions, cela reviendrait à perdre nos droits assedics.
De plus le code du travail dispose que l’employeur a l’obligation de nous fournir du travail jusqu’au terme du cdd.
Au pire il nous licencie, mais nous ne pouvons pas démissionner.
Cependant si notre employeur nous licenciait et donc cassait les CAE, il serait obligé de rembourser les aides perçues (salaires versées d’avance et autres exonérations) dans le cadre de ces contrats aidés.

Or, tant que l’employeur ne casse pas les contrats pour nous donner les attestations de fin de travail, nous ne pouvons pas toucher nos droits assedics.

Dans les deux cas, nous sommes lésés. Et on se sait meme pas quand les heures travaillées nous seront payées. Et l’employeur de dire "faîtes ce que vous voulez ! je n’ai aucune solution miracle..."

Que faire alors ? Il semblerait que seul les prud’hommes soient à meme de trancher si ce lundi 1 février, aucune solution amiable n’est trouvée.

Je suis déjà ulcérée de voir que mes études couteuses de commerce ne m’aient rien apporté, je suis encore plus enragée de voir le pétrin dans lequel nous a mis cette campagne de vaccination mal gérée.

Ainsi la grippe A n’aurait pas été qu’un non sens de santé publique, mais aussi une belle entourloupe pour précariser encore plus des personnes au chomage.
Et tous les centres de vaccination de France sont concernés.

Suite Lundi, espérons que la conciliation amiable marchera...sinon le Berry Républicain sera heureux je pense d’en faire ses choux gras.

Btissam M’NARI.


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