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Y’a 100 ans, socialos et retraites - bombix - 22 novembre 2010 à 22:39

Je propose d’y joindre l’analyse de la guerilla pacifique durable (ça s’invente pas !) de l’inénarrable sociologue de la gôche bobo, Philippe Corcuff !

« L’historien François Hartog a pointé le poids actuel dans notre rapport au temps d’un « présentisme » marqué par le « progressif envahissement de l’horizon par un présent de plus en plus gonflé, hypertrophié » et le culte de « l’éphémère »[2]. Dans ce schéma, associé au néolibéralisme comme au néomanagement du capitalisme actuel, le « présent monstre » serait « à la fois tout (il n’y a que du présent) et presque rien (la tyrannie de l’immédiat) »[3]. Face à cela, le regretté Daniel Bensaïd a proposé, en prenant appui sur des pistes du philosophe allemand Walter Benjamin(1892-1940), une nouvelle alliance originale du passé, du présent et de l’avenir[4]. Si pour lui, l’action présente reste centrale, c’est en se lestant des images et des enseignements des luttes passées tout en s’ouvrant à la possibilité d’un futur radicalement autre. Le mouvement social sur les retraites ne gagnerait-il pas ainsi à nourrir conjointement son action présente d’expériences passées (comme le « Mai rampant » italien) et d’un élargissement de son horizon temporel vers l’avenir ? Toutefois, une double fétichisation pourrait l’entraver : fétichisation du légal du côté du pôle modéré du mouvement et fétichisation d’une vision réductrice du thème de « la grève générale » du côté de son pôle radical. »

Yeahh ... balaise le mec.


#30300



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