Tout dire, Cyrano, j’en étais loin, mais signaler qu’il y avait deux courants divergents à l’intérieur même du parti socialiste de l’époque, ça me paraissait la moindre des choses. Les "programmes socialistes" n’étaient pas tous les mêmes. Pluralisme ... A l’époque, qui "avait tort", qui "avait raison" ? Pourquoi adopter telle stratégie plutôt qu’une autre ? Quelles analyses politiques à plus long terme sous tendaient tout cela ? Car c’est aussi de ça qu’on parle, n’est ce pas ?
Dire aussi que ces courants divergeaient à propos de LA MISE EN PLACE des retraites, alors qu’aujourd’hui, les divergences se font autour de la CASSE du système, ça me semble important aussi. On n’est pas dans le même cas de figure. A l’époque, on parlait en termes de progrès, de nos jours on se bat contre une régression (je parle des retraites).
Informer, tout simplement... Je ne distribuais ni bons ni mauvais points, ça serait légèrement prétentieux. Je soulignais que Jules Guesde avait manqué de lucidité en 1914, mais qu’aurait fait Jaurès, nul ne le sait. Et je ne juge pas le militant et élu ouvrier (peut être encore plus rare que de nos jours) Jules Guesde. Je crois que dans le feu de l’action il est parfois bien difficile de savoir ce qu’il est préférable de faire et où ça va nous mener.
Enfin pour me demander, et ceci découle logiquement de cela, comment nos descendants analyseront, dans cent ans, les différentes positions des multiples courants d’une gauche et d’une extrême gauche éparpillées à propos des retraites et du reste. Parce que le problème, il est sans doute plutôt là, à mon avis, dans cet éparpillement politique à propos du choix de société. La lutte sur les retraites fait apparaître cet éparpillement, malgré l’apparent rassemblement.