Communiqué du comité des habitants à propos de Vivre Ici :
Le journal trimestriel « Vivre ici, j’aime » vit peut-être ses dernières heures. Le comité des habitants des quartiers nord de Bourges qui le rédige depuis 18 ans se voit aujourd’hui privé d’une subvention de l’Etat via la préfecture servant habituellement à l’impression de la revue. Le coup est dur : 5 200 euros en moins sur un budget total de 8 200 €. Les habitants des Gibjoncs et de la Chancellerie trouveront dans leur boite aux lettres le numéro édité en novembre... ensuite, rien n’est garanti, à moins bien sûr de trouver d’autres sources de financement.
Les membres de l’association s’interrogent sur la raison qui a provoqué l’arrêt brutale de la subvention de l’Etat, alors que l’année précédente, le montant en avait été augmenté. Certes, une subvention n’est pas un dû, admet Antonio Garcia, membre de la commission de rédaction et responsable du comité des habitants. Mais les décideurs savent qu’en privant le Comité de 5 000 euros, ils sonnent le glas d’un journal qui abordent souvent des sujets qui fâchent.
Il y a probablement quelque fausse naïveté dans l’interrogation du Comité des habitants de Bourges-nord. Notons qu’il y avait des explications assez vives entre l’association et le maire Serge Lepeltier en mars dernier à propos d’une table ronde organisée par le Comité sur la démocratie de proximité, une démocratie qui avait surtout le tort d’être à proximité des élections municipales.
La droite avait choisi le boycott. Ce fût la même chose lors de la dernière action du comité des habitants, une manifestation protestataire contre la désertification commerciale de la Chancellerie. Seuls les élus de gauche qu’ils soient municipaux ou départementaux étaient au côté des manifestants.
Politiser les problèmes est une bonne façon d’éviter d’avoir à les régler.
On a un peu l’impression que le comité des habitants fait partie du programme de renouvellement urbain et qu’il doit être détruit avec quelques tours (dont celle de Jean Rameau).
Le PRU laisse parfois apparaître ce qu’est son but réel : faire venir dans les quartiers nord de la ville une population docile qui ressemblerait plus à celle du centre-ville en lieu et place de l’actuelle trop pauvre, trop métissée, trop de gauche finalement.