Quand le maire écoute le candidat

samedi 6 septembre 2008 à 11:02

Vous ne pouvez pas être passé à côté si vous habitez Bourges : le prix des cantines a baissé dans les écoles. Panneaux publicitaires en ville, une des "Nouvelles de Bourges", la "com" municipale tourne à plein.

Il s’agissait d’une promesse de Serge Lepeltier durant la campagne des municipales, et on ne va pas se plaindre quand une promesse électorale est tenue !
Il est cependant navrant d’avoir été obligé d’attendre que le candidat Serge Lepeltier s’apercoive que le maire Serge Lepeltier [1] pratiquait des tarifs trop élevés, pour que les prix baissent dans la restauration scolaire.

Autre promesse du candidat : pas d’augmentation des impôts locaux [2].
Ceux qui ont reçu leur taxe foncière ont pu le constater, les taux sont inchangés par rapport à l’an dernier.
Reste cependant le problème de surfacturation des ordures ménagères, comme l’avait souligné I. Félix durant la campagne.
Cette année encore, 2 millions d’euros de trop seront prélevés dans les poches des berruyers.
Le candidat Serge Lepeltier n’a pas encore dû en parler au maire Serge Lepeltier

[1Depuis 13 ans, tout de même.

[2Ils avaient augmenté de 18% entre 2001 et 2006. Voir ici.


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commentaires
Quand le maire écoute le candidat - Eulalie - 13 septembre 2008 à 10:51

Madame Catherine Pellerin, Maire Adjointe aux affaires scolaires est interrogée par on ne sait qui dans les Nouvelles de Bourges . A la question "Ces nouveux tarifs beneficieront-ils à tous ?" elle répond " Oui. En revanche, nous savons que pour quelques cas, ce changement ne sera pas favorable. C’est pourquoi, il a été décidé au conseil municipal d’aider la caisse des écoles pour que celle-ci puisse apporter son soutien financier aux familles qui seraient pénalisées par l’application de ces nouveaux tarifs "

Donc, la réponse est non. Pourquoi avoir dit oui. Quelques cas, ne méritent d’être dans tous ?


#13985
Quand le maire écoute le candidat - jieme180 - 7 septembre 2008 à 18:26

Pour moi, c’est du "foutage de g..."’ ;

je m’explique : très bien pour les parents dont la facture va baisser ; il faut quand même se rappeler que les parents qui ont de gros problèmes financiers pour régler la cantine sont pris en charge par les structures sociales. Alors cette mesure va toucher quelle population ?

D’autre part, compte tenu de l’augmentation (des augmentations...) du prix de revient des repas, je ne pense pas que le prestataire privé en fasse cadeau à la collectivité (ou alors on a des supers juristes à la mairie .., ca se saurait....) ; donc cette diminution va se retrouver en augmentation... mais ou ? sur la feuille d’impôts ? sur quel budget ?

Et cette campagne de pub...est d’une indécence lorsque l’on voit la banque alimentaire, les restos du coeur, le secours pop..accueillir de plus en plus de personnes...Il faut la payer cette campagne !!!

Carton rouge moral ...

A quand la prochaine diminution ? de quelle nature ?


#13939
Quand le maire écoute le candidat - Eulalie - 6 septembre 2008 à 12:17

mmm ! ça a l’air bon ce qu’il mange le petit’enfant : les carottes fluo dans la barquettes en platique.

Sinon, je suis contente pour les proprios, quand le foncier n’augmente pas, tout va bien...! Un bon petit coup de pouce au pouvoir d’achat des proprios. Ca me rassure. De quoi revoter pour Lepeltier qui écoute que y’en a ça va pas, c’est dur pour eux.


#13924
Quand le maire écoute le candidat - B. Javerliat - 6 septembre 2008 à  13:59

Sinon, je suis contente pour les proprios, quand le foncier n’augmente pas, tout va bien... ! Un bon petit coup de pouce au pouvoir d’achat des proprios. Ca me rassure. De quoi revoter pour Lepeltier qui écoute que y’en a ça va pas, c’est dur pour eux.

Pouvez-vous préciser, Eulalie ?

#13926 | Répond au message #13924
Quand le maire écoute le candidat - Eulalie - 6 septembre 2008 à  15:21

Que les élus s’adressent toujours aux mêmes dans leur campagne , et après, quand ça leur arrive d’appliquer certains points de leur campagne. Cette fameuse classe moyenne assez vaste, certes. Dans le foncier, j’aimerais bien voir quels riches propriétaires il y a à Bourges qui ne vont pas avoir d’augmentation d’impôts fonciers.

Ce que je veux dire, c’est que des tas de gens à Bourges n’en ont rien à foutre que Lepeltier n’augmente pas les impots du fonciers. Peut-être ne sont-ils pas majoritaires, je l’ignore. Je ne sais pas quelle est la proportion de locataires/propriétaires sur Bourges. Proprio ne veut sûrmement pas dire riches, OK. Mais il bien connu, que même si on est un petit proprio et rien que de sa maison, son appart, on a des réductions d’impôts sur ceci cela... Bref, plus on en a, plus on en a.

Comprenez bien, Monsieur Javerliat, que ce n’est pas l’article info que je critique. C’est toujours bon à savoir. C’est cette putain de politique qui s’adresse toujours aux mêmes. (bon Sarko, est différent, il s’adresse direct aux mégas riches, sans même se donner la peine de s’adresser à la classe moyenne..., ce qui permet au PS d’en faire ses choux gras communicatifs....)

Ce que je veux dire c’est qu’à Bourges, y’a des gens qui peuvent pas manger, qui sont locataires, qui peuvent pas payer leur loyer, et qui vont à la Banque alimentaire, et qui peuvent pas se soigner non plus, ou qu’ils doivent choisir entre l’un de ces paiements, plus le chauffage etc.... Et que les proprios leur augmente le loyer selon la norme annuelle, parce que un proprio parait que ça perd si ça ne fait d’augmentation chaque année. Sont obligés, quoi, faut les comprendre. Et la taxe d’ordure ménagère, c’est chacun qui fait ses ordures qui la paye. Donc, ça va s’ajouter à ce que ces gens qui ne peuvent pas manger normalement etc....

Oui, la classe moyenne a perdu du "pouvoir d’achat", ben, tout ce que je veux dire, c’est que y’en a, dont moi, ça les fait rigoler doucement, au risque de passer pour une "revencharde". Donc, voilà, elle n’aura pas d’augmentation sur le foncier, ben ça me fait une belle jambe. Quant aux impôts locaux, ça fait belle lurette qu’ils sont durs à payer, pour certaines classes de la population.

Alors qu’on n’ arrête de nous faire croire, qu’on va tous s’y retrouver dans cette non augmentation des impôts locaux et fonciers. Pis tiens, au passage, Lepeltier, dans cette non augmentation, il doit largement s’y retrouver ! Bon, je sais pas de quoi il est proprio sur Bourges, quel est son patrimoine, mais lui et tous ses amis de l’immobilier doivent certainement se frotter les mains.

#13927 | Répond au message #13926
Quand le maire écoute le candidat - B. Javerliat - 8 septembre 2008 à  11:20

Votre intervention m’a d’abord surpris. Il y a une telle haine du "proprio" et des "classes moyennes" dans vos propos, qu’à la fin on ressent comme un malaise.

Ces salauds de proprios
A vous lire, il y aurait d’un côté les pauvres locataires exploités et de l’autre les riches propriétaires exploiteurs. C’est tellement caricatural qu’il vaut mieux ne pas relever. (vous avez quand meme une lueur de lucidité en écrivant « Proprio ne veut sûrmement pas dire riches, OK. » Question : vaut-il mieux une société où 50% de la population est propriétaire, comme en France, ou une société ou les biens fonciers seraient concentrés dans les mains de 10, 5, voire 1% de la population ? Autrement dit, une société est-elle d’autant plus égalitaire qu’il y a beaucoup de locataires par rapport aux propriétaires ?

Il ressort aussi de votre commentaire que vous ne semblez pas bien connaitre ce que sont les “impôts locaux”. Il n’y a pas d’un côté les “impôts locaux” et de l’autre les “impôts fonciers". Taxe d’habitation et taxe foncière sont des “impôts locaux” [1]. La taxe d’habitation concerne les occupants d’un logement, qu’il soient locataires ou propriétaires, la taxe foncière concerne les propriétaires d’un logement, qu’ils occupent ou non ce logement. Normalement (attendons quand même de recevoir l’avis d’imposition) la taxe d’habitation que vous allez payer cette année ne devrait pas avoir augmenté par rapport à l’an dernier. Libre à vous de ne pas considérer ça comme une bonne nouvelle, alors que tout le reste augmente de plus en plus chaque jour. La taxe d’habitation est par ailleurs soumise à des abattements en fonction des revenus.

Ces salauds des classes moyennes
« Oui, la classe moyenne a perdu du "pouvoir d’achat", ben, tout ce que je veux dire, c’est que y’en a, dont moi, ça les fait rigoler doucement », dites-vous. Au lieu de vous réjouir, demandez-vous si l’apauvrissement des classes moyennes va améliorer la situation des plus pauvres. N’est-ce pas plutôt en diminuant l’écart entre les plus riches et les plus pauvres, qu’on y parviendra ? Quand les pauvres s’en prennent aux moins pauvres, les très riches se frottent les mains ! Pour vous faire une idée, lisez ce rapport. Vous y apprendrez qu’entre 1998 et 2005, les 0.01% des foyers les plus riches ont vu leur revenu réel croître de 42.6 % sur la contre 4.6 % pour les 90% des foyers les moins riches. N’est-ce pas là, le vrai problème ?

[1] Le troisième impôt local est la taxe professionnelle qui concerne les entreprises, commerçants, artisans, etc...

Voir en ligne : Les hauts revenus en France (1998-2006) : Une explosion des inégalités ? par Camille Landais
#13951 | Répond au message #13927
Quand le maire écoute le candidat - Mercure Galant - 8 septembre 2008 à  12:36

Quand les pauvres s’en prennent aux moins pauvres, les très riches se frottent les mains !

Bonne remarque ! Hier encore, j’écoutais aux infos sur France 2, Xavier Bertrand, ministre du travail , . Alors qu’il nous expliquait les bienfaits du RSA, il nous glissa, entre deux, qu’il n’était pas question de remettre en cause le bouclier fiscal qui permettait "d’éviter la fuite des capitaux vers l’étranger". C’est vrai quoi ! On fait fuir les plus riches en les taxant ! Finalement, on nous donne pour modèle une société où tout le monde est censé faire des efforts pour affronter les effets de la mondialisation... sauf les plus aisés, que l’on doit bichonner en espérant naïvement, qu’animés d’un grand sentiment patriotique, ils feront fructifier leur capital au sein du territoire national !

#13952 | Répond au message #13951
Quand le maire écoute le candidat - Eulalie - 8 septembre 2008 à  21:12

Mercure Galant, le RSA ça fait des années qu’on voit pointer son nez. Il est né avec le RMI-RMA . Mettre les chômeurs au boulot précaire, pour pas de smic, pour déréglementer le code du travail, et tout bénef pour les employeurs. On a fermé notre gueule. Et voilà, il est là et a de beaux jours devant lui. Cordialement,

#13960 | Répond au message #13952
Quand le maire écoute le candidat - Eulalie - 8 septembre 2008 à  17:54

aucune haine Monsieur Javerliat, il n’y a aucune haine, juste bientôt vingt ans de lucidité ;-). La réalité n’est pas une caricature, c’est juste la réalité, et la réalité est dure. La " classe moyenne" a longtemps ignoré la classe ouvriere et s’en est bien servie... La classe ouvrière a éclaté, n’existe plus, OK, elle s’est comme éclatée en plusieurs classes, toujous en dessous de la classe moyenne. La classe moyenne a continué à l’ignorer. Elle continue. Alors pourquoi les plus petites classes seraient solidaires de la classe moyenne qui commence à goûter aux emmerdes, aux privations, à flipper sa mère ? Que ça arrange ou non les riches... La classe moyenne s’est-elle souciée, quand elle s’enrichissait sur le dos des ouvriers, de faire le jeu des riches ? (si on donne comme définition que la classe moyenne c’est celle qui gagne au dessus de 1500 euros jusqu’à je sais pas combien....)

Pour les impots locaux, j’ai juste parlé familièrement : bien sur que les impots fonciers sont locaux aussi. Les entreprises les payent aussi.

#13956 | Répond au message #13951
Quand le maire écoute le candidat - B. Javerliat - 8 septembre 2008 à  18:14

Navrant... Mais bon, sur l’Agitateur, on dit ce qu’on veut !

#13957 | Répond au message #13956
Quand le maire écoute le candidat - Eulalie - 8 septembre 2008 à  19:36

oui, c’est navrant, et ça contribue au fait qu’il y a beaucoup d’abstentionnisme, de votes fachos ou pas loin...disons populistes.
Cela peut ne pas être votre point de vue. Mais je ne crois pas que l’on puisse nier que c’est toujours la classe moyenne qui est systématiquement représentée dans les discours et actes politico-économiques (sauf Sarko, on est d’accord), les pubs, les journaux télé et radios. Les autres n’interessent pas, n’ont jamais interessé. Et à part quelques raretés de la classe moyenne, je n’ai jamais vu quiconque de la classe moyenne s’interesser et respecter (sans charité aucune) ceux en dessous d’eux , dans la hiérarchie sociale.

Bon mais cette non augmentation d’impôts locaux, faudrait voir qui ça arrange en premier. On peut supposer que par exemple la non augmentation sur un riche patrimoine, revenu foncier, c’est toujours ça de perdu pour la collectivité qui ne sera pas redistribué. Je dis ça, sans preuve, parce que je suis toujours très étonnée quand on ne fait pas d’augmentation aux classes populaires. Je me demande toujours à qui ça rapporte le plus en fait. Et, je crois bien, que déjà ça a rapporté à l’Union des Propriétaires dont j’ai fait mention dans un deuxième post, hier. Vous avez préféré me qualifier de haineuse envers ses "salauds de proprio" etc....Vous êtes de la classe moyenne, je suppose, vous êtes moins pauvre que moi . Vous vous en êtes pris à plus pauvres que vous, et non à cette Union qui représente pourtant le gratin des proprios.

#13958 | Répond au message #13957
Quand le maire écoute le candidat - Eulalie - 8 septembre 2008 à  20:51

Et j’ajoute juste, que les loyers ont augmenté, eux. Donc, les proprios, ne vont pas payer d’augmentation d’impôts, et en plus ils auront l’augmentation de loyers des locataires. Bon, pour un petit proprio qui ne loue à personne, mais est juste propriétaire de sa petite maison, son appart, c’est sur que ça doit l’arranger cette non augmentation sur le foncier et l’habitation. Mais n’y perd-il pas ailleurs, sachant que de grosses boites d’immobiliers possèdant du foncier, ne vont pas avoir à cracher plus dans l’escarcelle commune ? Des entreprises aussi possèdent des locaux à louer non ? Aller hop, encore ça de moins dans l’escarcelle commune. Donc, je ne crois pas que le Maire fasse vraiment pour tous les Berruyers en augmentant pas leurs impôts locaux. Sans parler des gros bourgeois de Bourges qui habitent ces magnifiques demeures.... (et qui je suppose sont également proprios de locations).

#13959 | Répond au message #13957
Quand le maire écoute le candidat - Eulalie - 8 septembre 2008 à  21:37

Et Avaricum ? qui possède Avaricum maintenant ? qui payent des impots fonciers ?

#13963 | Répond au message #13957
Quand le maire écoute le candidat - bombix - 8 septembre 2008 à  21:19

Il n’est pas sûr que « la classe moyenne » soit un concept sociologique pertinent. On peut essayer de caractériser la classe moyenne en fonction des revenus - c’est à dire en prenant en compte le salaire médian des salariés français (1484 euros net par mois en 2005) et considérer que font partie de la classe moyenne les gens qui gagnent entre l200 et 1900 euros par mois, ou on peut aussi la caractériser par le type de professions exercées (les bien nommées professions intermédiaires : instits, infirmières, techniciens, agents de maîtrise ...) et certains proposent même de la caractériser par le sentiment d’appartenance ! J’appartiens à la classe moyenne si je ne me sens ni prolo, ni bourgeois ! En 1889, Jaurès écrivait "La classe moyenne est caractérisée, au point de vue économique, par une sécurité relative de la vie et par une assez large indépendance."

C’est à mon avis cette sécurité relative et cette indépendance qui sont menacées aujourd’hui. La classe moyenne a été la grande bénéficiaire des Trente glorieuses. Ses enfants n’auront pas un destin aussi heureux. Comme le souligne le sociologue Louis Chauvel "Aujourd’hui, à Paris et dans la plupart des grandes villes de la région, les jeunes doivent travailler trois fois plus longtemps pour pouvoir acheter la même chose que ce que leurs parents ont pu se payer trente ans plus tôt."

C’est assez éloquent. Reste que les parents comme les enfants ont vendu leur force de travail pour gagner leur vie. En ce sens, ils appartiennent encore au prolétariat au sens marxiste du terme car ils ne possèdent pas les moyens de la production concentrés dans les mains du Capital.

Vous avez sûrement raison d’évoquer le manque tragique de solidarité entre les ouvriers et "la classe moyenne" ; pourtant leur intérêt de classe devrait les porter à cette solidarité, comme les évolutions récentes du capitalisme le montrent. Mais c’est en demander beaucoup aux gens, peut-être ... d’autant qu’il est plus flatteur de s’identifier à la classe dominante ... que de constater qu’on patauge dans la même mouise que celui qui est encore moins favorisé que soi.

Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs ,
Tout prince a des ambassadeurs,
Tout marquis veut avoir des pages...

#13961 | Répond au message #13956
Quand le maire écoute le candidat - B. Javerliat - 9 septembre 2008 à  07:49

d’autant qu’il est plus flatteur de s’identifier à la classe dominante ... que de constater qu’on patauge dans la même mouise que celui qui est encore moins favorisé que soi.

Et qu’il est plus facile de tenir pour responsable de ses problèmes son voisin qui patauge dans la même mouise que soi, mais qui a pu s’acheter des bottes, que de s’en prendre à ceux qui, eux, produisent la mouise.
Car enfin, c’est pour qui le bouclier fiscal [1] ? C’est pour qui la quasi-suppression des droits de succession [2] ? C’est pour qui les niches fiscales [3] ? Pour le plouc qui rembourse son pavillon Phénix ou pour le rentier ou le gros industriel ?
Je suis désolé, mais ce que vous appelez la classe moyenne participe beaucoup plus à la redistribution des richesses que la classe dominante qui elle, au fil des années, a su s’affranchir de toute redistribution.
Le problème n’est pas le revenu d’un professeur certifié, d’un informaticien, d’un VRP ou d’un conducteur de TGV [4], mais bien toutes ces exonérations d’impôt que ce sont octroyés les plus riches. Sans redistribution, les rentiers prospèrent et les inégalités augmentent.
Et le meilleur moyen pour les dominants de maintenir cette situation, c’est de remonter les pauvres contre les moins pauvres (t’as vu la nouvelle bagnole du voisin ? c’est pas moi qui pourrait me la payer), et inversement, de remonter les moins pauvres contre les pauvres (t’as vu le voisin ? Il est au RMI et il vient de s’acheter un écran plat avec les allocs de rentrée)

Tant que cet état d’esprit regnera, la classe dominante s’engraissera toujours plus.

[1] Certains contribuables se sont vus rembourser plusieurs dizaines d’années de SMIC
[2] La loi TEPA permet de transmettre aux enfants 150000 euro tous les 6 ans sans droits de succession
[3] Plus de 60 milliards d’euro par an
[4] Stigmatisés par Jean-Francois Coppée, prétendant qu’ils gagneraient plus de 4000 euro/mois

#13964 | Répond au message #13961
Quand le maire écoute le candidat - Eulalie - 9 septembre 2008 à  10:00

Bombix, Monsieur Javerliat, loin de moi l’idée de vouloir monter des classes populaires et moyennes les unes contre les autres, mais non, je ne suis pas d’accord pour dire que la "classe moyenne" et les classes populaires sont dans la même mouise : au 1er janvier le RMI est de 447,91 euros. Impressionnant non ? Et même à l’intérieur des classes populaires, on est pas dans la même mouise. J’estime faire partie de la classe populaire à raison de 1200 euros par moi (et non ouvrière car je ne fait pas un travail aussi dur qu’un ouvrier) et je peux vous dire que ma mouise n’est pas comparable à celle de mes copains rmistes. Vous avez raison Monsieur Javerliat quand vous dites que la classe moyenne participe plus à la redistribution des richesses que les les gros riches, mais ce qui se passe dans la réalité c’est que les petits proprios qui louent à des gens ne veulent plus louer à des rmistes, ou a des gens qui ont des petits revenus comme un des smic ou qui sont en CDD. Sont-ils des salauds ? je ne sais pas. Mais n’empêche, qu’en lançant la classe moyenne dans l’investissement dans l’immobilier, ce qui avant n’était accessible qu’aux bourgeois, on en a fait des petits-bourgeois. Alors, l’écart s’est peut-être là aussi creusé entre cette partie de la classe moyenne qui a investi dans l’immobilier, dans des actions, et les classes populaires qui ne peuvent pas acheter pour eux, rien que pour eux, et manger comme quelqu’un de la classe moyenne. Mais vous inquiétez pas je veux pas leur couper la tête, je peux juste devenir psychopate de temps en temps, parce que ce refus de cette réalité m’exaspère.

#13965 | Répond au message #13964
Quand le maire écoute le candidat - Eulalie - 11 septembre 2008 à  17:19

Louis Chauvel questionné dans l’Observatoire des Inégalités sur les classes moyennes : (je ne suis pas complètement abrutie, Monsieur Javerliat, Bombix, ça me rassure, et vous non plus d’ailleurs) :

Les classes moyennes en débat :

Et surla valeur locative cadastrale.

Et je ne sais toujours pas si je dois me réjouir que le Maire ait écouté le candidat, et d’ailleurs je me demande si le Maire a vraiment écouté le candidat, vue que les impots locaux c’est aussi le département qui les fixe. Ne se sont-ils pas tous bien écoutés les uns les autres, plutôt ?

Aller, un effort sur les ordures ménagères, qu’elles n’augmentent pas, hein, sinon hein et ben heu alors euh, alors heu, ça va bien aller hein, ça suffit quoi...

#13980 | Répond au message #13961
Quand le maire écoute le candidat - Eulalie - 7 septembre 2008 à  16:12

En fait, voilà qui est surement plus précis. Dans la presse pour propriétaires particuliers, on y lit qu’au moment des campagnes municipales le représentant de l’Union des Propriétaires Immobiliers, sollicitaient les élus pour une indexation des taxes foncières sur le cout de la vie. En voilà déjà, que Lepeltier contente. Au Figaro on s’indignait : "Les taxes foncières atteignent des sommets"

#13936 | Répond au message #13926