Après avoir retiré en octobre 2007 sa certification au fabricant hollandais d’ordinateurs de vote Nedap, le gouvernement néerlandais a décidé vendredi 16 mai dernier de renoncer au vote électronique.
Le fait est connu depuis longtemps : les machines Nedap qui, comme à Bourges, équipent la plupart des communes qui ont fait l’erreur de choisir le vote électronique, ne sont pas sécurisées et peuvent être piratées.
Après l’avis négatif du Conseil constitutionnel, le Sénat a publié les résultats d’une étude de législation comparée sur le vote électronique dont la conclusion est claire : « De façon générale, le vote électronique ne paraît pas répondre aux espoirs qu’il a nourris. »
Tout cela confirme que le vote électronique est une mauvaise solution à un problème qui n’existe pas !
En attendant la suppression à Bourges de ces machines, vous pouvez signer la "Pétition pour le maintien du vote papier"
Voir en ligne : Abandon definitif du vote electronique aux Pays-Bas
Par ailleurs la solution est simple : si nous étions sous une monarchie, cette question n’aurait pas lieu d’être.
Pour éviter tout problème de piratage ou de bourrage des urnes, NE VOTONS PLUS !
Je suis personnellement partagé sur le vote par machine : d’un certain côté on perd la tradition du vote papier et son apparente "transparence" (on "voit" son bulletin), d’un autre on gagne énormément de temps pour dépouiller (et en tant que Président du bureau de vote, je peux vous assurer que c’est apprécié de tous, y compris les assesseurs de l’opposition) et donc on a les résultats plus rapidement.
Cependant, je suis persuadé que la machine électronique ne présente pas plus de risques de triche que le bulletin papier, dans une certaine mesure et toujours de mon expérience de président, une personne lambda y compris membre du bureau, n’a aucune possibilité de pirater la machine sans que cela ne se voit. Le seul moyen de tricher est de pirater par avance le logiciel de la machine et pour ce que j’en sais, il faut des compétences techniques extrêmement pointues... je vois donc mal un trafic se mettre en place à l’échelle d’une ville où l’enjeu est tout de même minime. (en revanche, l’argument se tient à l’échelle d’un pays)
Il se trouve d’ailleurs, que Bourges a une certaine expérience de fraude électorale... il me semble qu’à l’époque, pour bourrer les urnes, le papier avait largement suffit et qu’il n’y avait point eu besoin de machine électronique.
Je suis personnellement partagé sur le vote par machine : d’un certain côté on perd la tradition du vote papier et son apparente "transparence" (on "voit" son bulletin), d’un autre on gagne énormément de temps pour dépouiller (et en tant que Président du bureau de vote, je peux vous assurer que c’est apprécié de tous, y compris les assesseurs de l’opposition) et donc on a les résultats plus rapidement.
Ah bon ? C’est ça l’argument ? La rapidité des résultats. Je ne vois pas ce que ça change, du point de vue de la démocratie, d’avoir les résultats à 20h15 ou à 23 heures. En revanche, la procédure démocratique implique que tous les citoyens soient à égalité de traitement. Le vote papier a cet immense avantage que chacun peut vérifier la validité des procédures, tant le système est simple. Par le vote électronique, on délègue ce pouvoir de vérification à des techniciens, à des experts. On est donc déjà sur une pente antidémocratique. Même si le système était fiable à 100 %, et il ne l’est pas. Lire la documentation très riche sur ce sujet, sur des sites spécialisés.
il me semble qu’à l’époque, pour bourrer les urnes, le papier avait largement suffit et qu’il n’y avait point eu besoin de machine électronique.
Il y a des moyens simples pour prévenir le bourrage des urnes, c’est le contrôle citoyen. Dans le vote électronique (puisque vous parlez du bourrage des urnes (*), dommage que vous ne parliez pas des irrégularités qui ont été relevées à Bourges avec les machines à voter ...) ce contrôle est remis entre les mains d’experts. Voilà la pierre d’achoppement.
(*) sans citer de faits précis. Une façon de propager une rumeur.
Bon, en même temps bombix, vous dites :
Dans le vote électronique (puisque vous parlez du bourrage des urnes (*)
(*) sans citer de faits précis. Une façon de propager une rumeur.
Et juste après :
dommage que vous ne parliez pas des irrégularités qui ont été relevées à Bourges avec les machines à voter ...
C’est pas un peu contradictoire de dire ça ?
Oui, c’est un peu contradictoire. Je m’étais d’ailleurs fait la remarque en écrivant le post. Mais j’écris sur un forum, je n’avais pas le temps d’aller vérifier l’info et de mettre la référence. Il me semble bien néanmoins que dans l’article de Joëlle Chauveau, des irrégularités ont été dénoncées.
Vous avez raison de noter la contradiction. J’en prends bonne note et je vais étayer mon propos. Remarquez quand même qu’à la différence d’une conversation ordinaire, on peut corriger, affiner, préciser des idées ou des faits sur un forum. Ce que je compte bien faire. Le problème quand une telle carence est mise en évidence, et de savoir si elle est intentionnelle ou si elle est dûe à un problème passager de recherche de documentation. Dans ce cas, mais vous devrez croire ma parole (je ne peux pas fournir de preuves) elle n’est pas intentionnelle. Concernant le post de M. Bergère, je ne peux pas en juger. Accordons-lui le bénéfice du doute ... mais sans lever le doute. Je lui demande donc d’alléguer ses propos avec des éléments vérifiables.
Avec l’espoir que vous serez toujours aussi vigilant, y compris avec les posts qui émanent de la majorité municipale ... ;-)
Un intéressant billet de Yannick Bedin, sur son blog. Il apporte entre autre des éléments chiffrés concernant les problèmes rencontrés avec les machines à voter, sur Bourges.
« Avec un écart de 21 voix, impossible de recompter, de vérifier. Par ailleurs, des témoignages fournis montrent que des erreurs ont été commises devant la complexité que représentait l’association des élections municipales et cantonales. Enfin, les atteintes à la confidentialité sont avérées puisque le Président, l’ensemble du bureau et les électeurs présents dans le bureau, ont pu savoir si une personne refusait de voter à l’une ou l’autre élection. »
Alors pour ne pas que l’on m’accuse de propager des rumeurs,je me permets, et je sais que ça vous fera plaisir, de citer un extrait d’un article de Roland Narboux sur les "affaires de Bourges" :
Tout avait commencé le 17 mars 1985, au second tour des élections cantonales du 36 ième bureau, à l’école de Turly. C. Michel l’avait emporté face à G. Camuzat. Mais une plainte contre "X" pour fraude électorale avait été déposée par le candidat de droite, et le président du bureau de vote était Alain G., par ailleurs maire-adjoint.
Après deux ans de procédure, au cours desquels, le mécanisme de la fraude est parfaitement découvert et le coupable, M. G. identifié, le 26 février 1987, un arrêt de la cour d’appel de Bourges le condamne à 15 mois de prison avec sursis, 60 000 francs d’amende et 5 ans de privation de ses droits civiques. Le 21 mars 1988, toutes les procédures d’appel ayant été épuisées en cassation, la condamnation est définitive. L’Opposition se dit satisfaite, pour la première fois, un membre du Parti Communiste a été pris et condamné. Alain Tanton affirme alors : "Quiconque triche avec le suffrage universel est un bourreau de la démocratie". Camille Michel réclame et obtient pour éviter ce type de fraude, l’utilisation d’une urne transparente et d’un double cahier d’émargement.
Ainsi se terminait la plus importante affaire de fraude électorale du siècle à Bourges. Mais les Berruyers apathiques ou sceptiques ne réagiront pas de manière forte.
Ironie de l’Histoire et que j’ai vécu, lors des élections municipales de Bourges de 1995, au bureau de vote du Palais de Justice, en centre-ville, le Parti communiste avait désigné comme représentant .... pour surveiller le scrutin, ce Monsieur Alain G. qui avait été lourdement condamné quelques années auparavant. Une véritable provocation.
Un Monsieur Alain G, adjoint au Maire communiste condamné par le TGI de Bourges et la CA de Bourges, ça vous va comme référence ?
Et à l’époque, je confirme qu’il n’y avait point eu de machines électroniques.
Cher Clément,
personne ne met en doute, qu’à Bourges comme ailleurs en France et dans le monde, il y a eu des fraudes électorales. Mais comme vous avez pu le remarquer, la fraude de 1985 a été détectée, le coupable condamné. Comment feriez-vous pour détecter une fraude par vote électronique ? Je vous pose cette simple question.
Je suppose que si cette fraude-ci a été détectée, on peut malheureusement penser que de nombreuses ne l’ont pas été.
Une machine électronique ne signifie pas qu’à la fin du scrutin, on appuie sur la machine et on publie les résultats.
Comme pour un scrutin normal, le bureau compte le nombre de signatures et le compare au nombre de votants affichés par la machine.
De plus, ce décompte est affiché au fur et à mesure sur l’écran du Président de bureau de vote donc un électeur ne pourrais voter 2 ou 3 fois comme il pourrait tenter de mettre 2 ou 3 enveloppes.
Que l’on s’entende bien, je ne dis pas que la machine à voter ne présente aucun risque de fraude, je pense simplement qu’aucune étude ne prouve qu’il y a plus de risques de fraudes qu’avec un scrutin papier.
Mais vous n’avez pas répondu à ma question : comment feriez-vous pour détecter une fraude par vote électronique ?
Vous n’avez pas répondu et je ne vous en veux pas, c’est bien normal. Vous n’êtes pas en capacité de répondre et personne ne peut répondre. A partir du moment où le total des votants correspond à ce qui est attendu, le résultat est réputé bon. Mais qui vous dit que la répartition des votes n’a pas été modifiée ? Parce qu’une manipulation informatique, ça fait des miracles en quelques secondes... moi, je dis ça, je ne dis rien.
Je vous conseille particulièrement le film "Hacking Democracy" qui doit etre disponible en VO sous titré FR sur google video qui montre bien comment, aux USA, il est possible de fausser des élections.
Vous pouvez aussi rechercher NEDAP Hacking sur youtube vous vous faire une idée de la simplicité de hack des machines utilisées à Bourges.
Je suppose que si cette fraude-ci a été détectée, on peut malheureusement penser que de nombreuses ne l’ont pas été.
ben voyons ! est-ce que l’on dit que si FTR a été pris la main dans le sac pour fraude électorale et comptes de campagne illégaux ce n’est que la partie visible de l’isberg ? tous pourris, c’est ça ? Les faits c’est qu’il n’y a pas eu de nombreux cas de fraude électorales avérés. tout le reste n’est que suppositions, rumeurs et fantasmes.
Je cite aussi mes sources, puisqu’un internaute me reprochait (à juste titre) de ne pas appliquer à moi-même les règles que je demande aux autres de respecter. C’est donc bien dans l’article de Joëlle Chauveau, membre de la liste de I Félix, et membre des Verts. Elle a exercé les fonctions d’assesseur aux dernières élections, et donc son témoignage est de première main. Elle écrit : « A 18 h, le ticket de caisse donne les résultats avec parfois des différences entre les votes et les signatures » ; voilà. Je crois que Y Bedin et I Félix ont remarqué les mêmes irrégularités.
De là, deux conclusions : 1) la machine à voter ne résout pas tous les problèmes. 2) Son seul intérêt, c’est le côté pratique de la chose, avec la rapidité de prise de connaissance des résultats. Mais cet aspect positif de la question est loin de compenser tous les aspects négatifs de cette technique pour recueillir les scrutins. Je ne démords pas sur mes arguments, sur la nécessité en démocratie d’avoir des procédures simples, efficaces, et contrôlables par tous les citoyens et non de s’en remettre à une poignée d’experts pour ce contrôle.
Cf. également l’argument de Mister K. Si on dit que le vote papier pouvait être l’objet de manipulations et de fraude, on dit deux choses. A, qu’il y a eu fraude, B. que la fraude est détectée. Le problème de la fraude n’est pas un problème technique, c’est un problème moral. Aucune technique si perfectionnée soit-elle ne remplacera la disposition morale, ("la vertu nécessaire à la République" dit Montesquieu (*) — mais il y croyait tellement peu qu’il est l’un des premiers à imaginer des mécanismes de contrôles et de limitations pour éviter les abus de pouvoir, par exemple en séparant le pouvoir en domaines législatif, exécutif et judiciaire) ; en revanche, la mise en place de moyens simples et efficaces de contrôles (et quoi de plus simple que de vérifier la présence et la conformité d’un billet de papier ?) assure la possibilité d’un contrôle citoyen, par tous, quelles que soient les compétences des personnes. Le fait qu’il y ait eu des fraudes repérées et dénoncées atteste que des filous existent, mais aussi de l’efficacité de ce type de contrôle. Un système incontrôlable ne mettrait pas à l’abri des filous. Il leur faciliterait la tâche.
Le gain est tellement énorme d’un point de vue du respect des règles du fonctionnement de la démocratie qu’on se demande encore pourquoi il faut défendre avec tant d’acharnement cette option ...
(*) Montesquieu définit la vertu comme « une affection générale pour le genre humain » (Discours sur l’équité) C’est beau non ?
« A 18 h, le ticket de caisse donne les résultats avec parfois des différences entre les votes et les signatures »
Le code électoral prévoit ce cas de figure :
En cas de différence entre le nombre des émargements recensés et le nombre des enveloppes comptées, mention doit en être faite au procès verbal (C. élect., art. L. 65) . Une différence importante entre le nombre d’enveloppes trouvées dans l’urne et le nombre d’émargements entraînera l’annulation du scrutin (CE, 14 sept. 1983, élect. mun. Antony : Juris-Data n° 1983-042562 ; Rec. CE, p. 365 ; RD publ. 1983, p. 1650, concl. Genevois). Si l’écart est faible, le juge procédera le plus souvent à une réformation des résultats du scrutin, en retranchant un nombre de voix correspondant à la différence constatée, aussi bien du nombre total des suffrages exprimés que du nombre de suffrages obtenus par les candidats proclamés élus. (CE, 1er févr. 1980, élect. mun. Belgodène : Rec. CE, tables p. 736).
Sait-on quelles étaient ces différences et dans combien de bureaux ? Je rappelle que l’élection n’a pas eu de second tour à 167 voix près...
Je suis personnellement partagé sur le vote par machine : d’un certain côté on perd la tradition du vote papier et son apparente "transparence" (on "voit" son bulletin), d’un autre on gagne énormément de temps pour dépouiller (et en tant que Président du bureau de vote, je peux vous assurer que c’est apprécié de tous, y compris les assesseurs de l’opposition)
Ah bon ? Tous ? Je connais des personnes de l’opposition municipale qui n’apprécient pas du tout le vote électronique. Je connais aussi des gens qui m’ont expliqué ne pas avoir été voter à cause de la présence de ces machines. Bref, ce que vous dites ne veut rien dire. on peut très facilement trouver des contres-exemples.
Il se trouve d’ailleurs, que Bourges a une certaine expérience de fraude électorale... il me semble qu’à l’époque, pour bourrer les urnes, le papier avait largement suffit et qu’il n’y avait point eu besoin de machine électronique.
Si vous avez des infos là-dessus, n’hésitez pas à nous les donner ! Quelles décisions de justice ont établies qu’il y avait eu "bourrage d’urnes" comme vous le dites "à une époque" (on a bien compris que ce "à une époque" signifie "du temps où ces saloperies de gauchistes étaient au pouvoir" et que maintenant, grace à la sainte droite locale, tout celà n’est que dumauvais souvenir). Parce qu’en dehors de décisions de justices qui établieraient des faits incontestables, vos affirmation seraient parfaitement gratuites, du domaine de la rumeur et de la calomnie. Personnellement, je me souviens des fraudes électorales d’un certain Franck Thomas Richard, ce qui lui avait valu une ou deux invalidations de son élection. D’ailleurs, suite aux cantonales, une procédure est en cours (dont l’aboutissement n’est pas évident, FTR ayant pris un avocat alors que le plaigant, beaucoup moins fortuné est forcé de se défendre tout seul).
une personne lambda y compris membre du bureau, n’a aucune possibilité de pirater la machine sans que cela ne se voit.
Tout à fait faux. Vous avez déjà joué aux jeux vidéo ? Vous connaissez ce que l’on nomme des tips ? Pour ceux qui ne savent pas, il s’agit d’appuyer sur une liste non triviales de touches de façon successive ou concomitante pour par exemple "être invincible". Et bien on peut très bien imaginer qu’un concepteur vende ou donne ce tips à quelqu’un qui dans le secret de l’isoloir ou discrètement avant le scrutin, utilisera une astuce pour modifier le résultat et ce, sans laisser de traces. Que vous le vouliez ou non, c’est possible. Il est également possible que le programme agréé ne soit pas celui qui se trouve finalement dans les machines malgré les apparences (un simple numéro de version affiché au démarrage de la machine...). Bref, il y a mille façons de tricher pour quelqu’un de motivé. Et c’est indétectable si c’est bien fait. Croire en la machine à voter, c’est être croyant mais certainement pas rationnel. Et je crois que la démocratie mérite du rationnel.
Dans le cas que vous évoquez, il ne s’agit plus d’une personne lambda, mais d’une personne membre d’un réseau dont le constructeur est sans doute complice. On serait donc dans un cas de fraude à grande échelle.
Ce qui, je ne le nie pas, pourrait arriver dans l’absolu.
Mais enfin soyons réalistes, il n’y a pas de tels dangers à Bourges.
Les seuls craintes qu’il faut y avoir sont les initiatives personnelles de Présidents de bureau de votes, ou d’assesseurs et dans ce cas précis, un individu seul ou même assisté, s’il n’a pas la complicité du constructeur et des techniciens, n’a que peu de chances d’y arriver.
Enfin, il me semble impossible qu’un tips soit faisable pour la simple et bonne raison que la machine se bloque sitôt un bouton sélectionné et que le Président du bureau de vote a connaissance des faits de l’électeur même si ce dernier appuie sur un "mauvais bouton" à un mauvais moment.
Ce qui, je ne le nie pas, pourrait arriver dans l’absolu.
et
Enfin, il me semble impossible qu’un tips soit faisable
Contradiction !
Mais enfin soyons réalistes, il n’y a pas de tels dangers à Bourges.
Et pourquoi pas ? Les machines à voter ne servent d’ailleurs pas que pour les élections locales.
Si vous admettez qu’il y a risque, et il y a risque, vous minez la machine à voter. Elle ne se justifie donc plus. Deux petites heures de gagnées ne justifient pas de tels risques, théoriques, donc avérés.
Dans le cas que vous évoquez, il ne s’agit plus d’une personne lambda, mais d’une personne membre d’un réseau dont le constructeur est sans doute complice.
Vous connaissez les plus gros trou de sécurité dans les banques par exemple ? Et bien c’est le personnel...de l’interne. Voir la Société Générale par exemple.
Mais enfin soyons réalistes, il n’y a pas de tels dangers à Bourges.
Oui, à Bourges il n’y a pas de dangers, c’est pour cela qu’il y a déjà eu des fraudes dans le passé. En fait, il n’y a plus de dangers dès lors qu’on est au vote électronique, c’est ça ?
Enfin, il me semble impossible qu’un tips soit faisable pour la simple et bonne raison que la machine se bloque sitôt un bouton sélectionné et que le Président du bureau de vote a connaissance des faits de l’électeur même si ce dernier appuie sur un "mauvais bouton" à un mauvais moment.
C’est intéressant mais un quelqu’un qui prévoit de tricher connait les systèmes de sécurité et les détourne pour ne pas laisser de trace. C’est quand même un peu la base ;-)
Sinon, je ne sais pas ce que vous entendez quand vous dites que le président du bureau de vote est au courant si l’électeur appuie sur le mauvais bouton...faut faire gaffe, ça peut être compris de plusieurs façons ;-)
De toute façon, vous faites partie des croyants donc on ne peut pas vraiment discuter. Pour vous, les machines à voter sont sûres et aucune tricherie n’est possible. En tout cas, la probabilité est faible. A partir de là, il n’y a aucun problème pour vous. Pour moi, si, il y a un problème, la probabilité est non nulle. Je suis rationnel (et surtout informaticien ce qui n’aide pas à être croyant aux machines à voter...) et je suis sûr que les machines à voter ne sont pas sûres. Et comme je trouve que la démocratie mérite qu’on fasse de notre mieux pour la défendre, je la défends en m’opposant aux machines à voter. Je sais, mon avis, on s’en fout. D’ailleurs, personne n’a demandé notre avis. Un certain nombre de mairies se sont fait piégées par des commerciaux, par le marketing de société privées ; ou ils se servent des machines à voter pour conforter leur image d’homme moderne à la pointe du progrès (cas André Santini...). Pour moi, tous ces gens sont au mieux des ignorants. En tout cas, ils jettent l’argent public par les fenêtres pour remplacer un système qui a quand même fait ses preuves, le bulletin papier, par un système qui a fait ses preuves contre lui et dont au minimum on n’est pas sûr à 100%. Vous appelez ces gens comme vous voulez.
De toute façon, vous faites partie des croyants donc on ne peut pas vraiment discuter. Pour vous, les machines à voter sont sûres et aucune tricherie n’est possible.
Moi je dirais plutôt "Pour vous, les machines à voter sont sûres parceque c’est S. Lepeltier qui les a installées".
Idem pour les caméras.
Démontrez moi que les machines électroniques sont moins sûres que le scrutin papier et que le risque de fraude y est supérieur et on pourra dire que le pragmatisme est de votre côté.
Sur ce sujet comme d’autres, vous accusez sans rapporter de preuves et c’est à la majorité municipale d’apporter des preuves de sa bonne foi.
Vous contestez une décision ou un principe, apportez les preuves de ce que vous avancez.
La charge de la preuve incombe au demandeur non ?
Avec vous, c’est le monde à l’envers ! Nous étions dans une situation ou le vote traditionnel, via des bulletins papier fonctionnait. Il n’y avait pas de problème particulier. Et un jour, la mairie de Bourges décide de passer au vote électronique. Personne n’a été consulté, ce fut une décision souveraine. Pourquoi ? C’est à cette question qu’il faut répondre. Quelles sont les avantages ? Y a-t-il des inconvénients ? La mairie n’y a vu que des avantages. On présente les inconvénients qui ont été ignorés. Moi, je suis désolé. Mais quand j’ai besoin de rien et qu’un commercial essai de me vendre un produit, il faut qu’il me prouve que j’en ai besoin...c’est quand même pas à moi de lui prouver que je n’en ai pas besoin !!!! Je crois que les arguments contre le vote électronique sont connus partout en France et ailleurs. Les arguments pour sont plutôt faiblards. Donc, ne renversez pas les rôles et prouver que le vote électronique est indispensable.
Démontrez moi que les machines électroniques sont moins sûres que le scrutin papier
Essentiellement parceque Le vote électronique est opaque (les électeurs n’ont pas accès au code source des ordinateurs de vote) et invérifiable (on ne peut pas recompter les bulletins en cas de litige). Accessoirement, il est inutile, le vote papier fonctionnant très bien.
Comme il semble que vous ayez de graves lacunes sur le sujet, voici quelques liens :
– Ordinateurs-de-vote.org
– Blog de François Nonnenmacher
– Testez le vote électronique
Vous verrez que le vote électronique ne garantit pas les principes de tout scrutin démocratique : transparence, anonymat, unicité, confidentialité et sincérité.
Cher Clément,
Concernant le vote électronique, vous dites :
"c’est apprécié de tous, y compris les assesseurs de l’opposition". Qui êtes-vous pour parler en leur nom ? M’occupant des assesseurs depuis longtemps pour le Parti Socialiste, je peux dire que nos assesseurs n’étaient pas satisfaits du vote électronique. Quelques précisions s’imposent. Voici d’abord le communiqué de presse envoyé après l’élection présidentielle :
"VOTE ELECTRONIQUE ET CONTROLE CITOYEN
A Bourges, on a voté encore avec des machines pour le second tour de l’élection présidentielle. Certes, l’organisation matérielle était meilleure qu’au premier tour, malgré des attentes encore longues dans certains bureaux, malgré aussi un début de vote tardif aux Gibjoncs à cause d’une panne d’électricité.
Ecartons d’abord l’argument selon lequel le vote électronique serait plus écologique : où est l’économie de papier quand chaque électeur reçoit un fac-simile A4 du tableau de la machine ? De plus, il faudra bien recycler ces machines, ce qui sera plus difficile que de re-recycler des bulletins en papier. De plus, ces machines sont coûteuses.
Mais le plus important pour moi est la question du contrôle citoyen. Il est absent tout au long du processus.
La programmation se fait en dehors de la présence des représentants des candidats, ce qui est écrit sur les boutons aussi, contrairement à ce qui se passe pour les bulletins de vote en papier. Le dépouillement n’est plus un acte citoyen, on appuie sur un bouton.
Enfin, et c’est ce qui paraît le plus grave, lorsqu’il y a un écart entre le nombre de signatures et le nombre de votes enregistrés par la machine, il n’y a plus moyen de recompter les bulletins pour arriver à un résultat fiable.
A Bourges, sur sept bureaux, nous avons compté un écart de 17 signatures de plus que de votes enregistrés. On peut penser que dix-sept Berruyer(e)s ont cru avoir voté.
Alors, bien sûr, cela n’a pas changé la donne au plan national, d’autant que beaucoup de maires qui avaient adopté le vote électronique au premier tour étaient revenus au vote papier pour le second tour.
Mais je m’interroge pour les futurs scrutins, plus locaux, quand je vois que le résultat à Bourges montre un écart minuscule de 35 voix entre les deux candidats.
Alors, pourquoi ne pas revenir au vote papier dans tous les bureaux de Bourges ?
Anne-Marie Guillonneau"
Quelques autres précisions : Aux dernières élections, il y avait en fait pour 3 des 5 cantons de Bourges, élection municipale et élection cantonale en même temps. Or, au lieu de faire un bureau pour chaque élection, soit un bureau au moins par vote papier, il n’y a eu qu’un seul bureau pour les deux élections, avec vote électronique. La gauche a nommé des assesseurs titulaires et suppléants dans tous les bureaux, (soit 220 personnes) pour l’élection municipale ET l’élection cantonale. Il fallait donc quatre chaises, puisque seules deux listes avaient nommé des assesseurs. Cela nous a été refusé, il n’y avait que TROIS chaises. Cela veut dire que, selon les moments la gauche (et la droite à d’autres moments) n’avait pas d’assesseur derrière la table soit pour l’élection municipale, soit pour l’élection cantonale, ce qui relativise ce qui a pu être porté sur les procès-verbaux.
D’autre part, un écart entre le nombre de suffrages et le nombre de signatures ne peut être rectifié, on ne peut pas recompter les bulletins, et un même nombre de suffrages et de signatures peut masquer des erreurs qui se compensent.
Enfin, quid du dépouillement qui doit être public ? On appuie publiquement sur un bouton !
En conclusion, je ne pense pas que Clément Bergère soit nommé prochainement porte-parole des assesseurs de gauche.
Anne-Marie Guillonneau