Une série d’incidents et de tensions se sont succédés à la Maison de la Culture de Bourges depuis de longs mois, opposant les personnels et la nouvelle direction. Les manières et le style de management de M. Roussillon, qui a succédé à Gilbert Fillinger, semblent rencontrer une réprobation unanime. À tel point qu’un préavis de grève vient d’être déposé par les deux syndicats représentatifs de la maison, la CGT et le SNAPAC-CFDT. Sur ce préavis de grève, annoncée pour le 16 mai, il est notamment demandé :
— L’arrêt des sanctions disciplinaires injustifiées à l’encontre des salariés du à une mauvaise organisation du travail.
— Le respect du code du travail et de la convention collective et de notre accord d’entreprise
— Le respect du cadre professionnel de chacun
— La possibilité pour les élus du personnel d’exercer réellement leurs fonctions, dans un climat serein.
— Un dialogue social constructif
La première action prévue se déroulera vendredi 16 mai 2008 sous la forme d’un retard de lever de rideau d’un quart d’heure, accompagné de distribution de tracts.
Comme le rappelle l’intersyndicale, les parties sont tenues de négocier durant le préavis. L’art de la négociation ne semblant pas être le fort de M. Roussillon, il semble opportun en effet de le lui rappeler.
Après l’Ecole Nationale de Musique et de Danse, c’est donc au tour de la Maison de la Culture d’être le siège de fortes tensions sociales. La musique et la culture n’adoucissent plus les moeurs ?