À Bourges, et dans le Berry en général, l’actuel mouvement lycéen ne semble pas faire beaucoup de vagues. Endormis les jeunes berrichons ?
Rappelons que l’actuel mouvement lycéen trouve son origine dans le plan de suppressions de postes programmé pour la rentrée prochaine dans l’Education Nationale, soit près de 11.200 personnels en moins devant les élèves. Le ministre Xavier Darcos a beau assurer que le taux d’encadrement des élèves sera le même à la rentrée 2008 que l’année précédente, le doute gagne.
D’autant qu’il semble que les établissements situés dans les quartiers populaires soient plus particulièrement touchés par ces mesures. Ainsi, le Canard Enchaîné du 16 avril révélait que le lycée Blaise Cendrars à Sevran (Seine Saint-Denis) classé « en zone prévention violence » perd 10 postes, tandis que le prestigieux lycée Henri IV à Paris n’en perd que 2 ... ou que le lycée professionnel Alfred-Costes de Bobigny perd 10 enseignants sur 69, tandis que Saint-Louis-de-Gonzague dans le XVIème arrondissement de Paris n’en perd aucun !
Dans les comptes du ministre, et dans sa répartition, on semble faire une différence entre « les bons lycées », fréquentés par « la bonne clientèle » (celle qu’il ne faut pas décevoir) et les autres, et affecter les moyens en conséquence. Une façon pour le gouvernement Sarkozy d’accentuer la fracture sociale plutôt que de travailler à la réduire. De quels actes ont été suivis les beaux discours après les émeutes de novembre 2005 ?
Raison sans doute pour laquelle les jeunes des quartiers sont très présents dans les manifs.
En tous cas, Bourges ne semble pas, pour l’instant, concernée par ce phénomène.