La PQR se rebiffe

mardi 1er avril 2008 à 21:29

Mise en cause par le PCF, la PQR (Berry Républicain et Nouvelle République) se rebiffe sur le blog de Yannick Bedin.
Par la voix de Franck Simon, qui ne pratique pas la langue de bois, elle fait savoir qu’il est un peu fort de café de coller sur le dos des journalistes une « erreur d’interprétation » à propos de la sortie de Guérineau critiquant vertement Irène Félix (PS), leader de la Gauche Unie, et mettant en cause la responsabilité de cette dernière dans la défaite des dernières municipales. Ruade relayée par la presse locale avec le bruit qu’on sait. « Il est tout de même étonnant de voir comment on peut se permettre de dire des choses aussi graves devant des journalistes, écrit F. Simon, et ensuite se dire que non oh non on n’a pas voulu dire cela (d’ailleurs on n’a pas entendu JM Guérineau réfuter à grands cris ces affirmations) Il est toujours plus simple de mettre tout sur le dos de la presse que de faire le ménage devant sa porte ... »

Eh bien, voilà qui est dit ! Et concernant l’implication du PCF dans la campagne électorale, le journaliste ajoute : « Pour avoir suivi la campagne de très près je ne peux faire que ce constat : réunion publique de la Gauche unie au Carré d’Auron : 400 personnes en étant large (et j’ai compté) ; réunion publique de Bourges notre force plus de 900 personnes (là encore compté) ; réunion publique à Vierzon de Nicolas Sansu : plus de mille personnes... n’est ce pas à dire que la mobilisation communiste a fonctionné à Vierzon et quelle a été plutôt molle sur Bourges, vous conviendrez que c’est plus qu’une impression ... »

En effet. Reste à savoir si c’est la seule mobilisation communiste qui était défaillante à Bourges, ou la mobilisation de la gauche dans son ensemble.

En tous cas, l’intervention de Franck Simon sur le blog d’un politique local est une bonne nouvelle. Et si internet pouvait enfin devenir le vecteur de vrais débats qui intéressent la cité et aident la vérité à sortir du puits ?

À Bourges, le puits est profond ...


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commentaires
La PQR se rebiffe - Jean-Michel Pinon - 2 avril 2008 à 13:17

il écrit aussi ça :

et puis un dernier mot sur l’union qui n’a été dès le départ qu’une facade (même s’il est vrai que l’ambiance était bonne)car si les communistes avaient voulus mobiliser les troupes ils l’auraient fait (mais il est vrai que vierzon semblait plus belle)

Bien entendu, cela n’a pas été dit, ni dans le BR ni dans la NR au moment de la campagne. Ce qui signifie que la PQR a été plutôt gentille avec la gauche unie. On comprend donc l’agacement de cette PQR quand elle s’entend dire que la défaite est à cause de la presse.

J’avais moi-meême relevé la différence de dynamisme au moment des premiers meetings de campagne entre Bourges et Vierzon (si je me souvien bien, au premier meeting, il y a eu moins d’une centaine de personnes à bourges et plus de 500 à Vierzon)


#12058
La PQR se rebiffe - 3 avril 2008 à  01:06

Et si tout simplement, il y avait moins de militants de gauche sur Bourges ? Désertification industrielle, immeubles populaires rasés, loyers élevés, population vieillissante ....etc etc cela laisse des traces.

#12084 | Répond au message #12058
La PQR se rebiffe - Zelda - 3 avril 2008 à  07:26

Il faut rester très prudent sur la comparaison Bourges-Vierzon, sans pour autant se voiler la face. Le fait avéré d’une plus grande assistance aux réunions publiques à Vierzon n’est pas nouveau. C’est un topoï. On peut dire que Vierzon a toujours été plus "politique" que Bourges et que la présence d’un PCF plus "fort" a suscité un débat politique plus animé et plus "tendu". Attribuer au PCF la présence de plus de mille personnes à deux reprises à Vierzon est véritablement le doter d’une force politique qu’il sait n’être pas la sienne. Tout bon observateur de la réalité vierzonnaise a bien vu ces jours-là que la composition de l’assistance à ces réunions dépassait de très loin (et c’est peu dire...) la sphère communiste et même socialiste....Ceci s’explique par la volonté de changement à Vierzon, qui n’était pas à l’oeuvre à Bourges. On peut le comprendre : S. Lepeltier n’est pas J. Rousseau, ni intellectuellement, ni politiquement, ni en termes de "représentation" de leurs villes respectives ! Enfin, symétriquement, I. Félix n’est pas N. Sansu : ce qui est frappant, ce sont leurs différences d’approche de la vie de la cité, leurs modalités d’intervention, leurs rapports à la population, qui correspondent aussi, sans doute, à l’identité de leur ville.

#12085 | Répond au message #12058