Selon un grand quotidien du soir [1], une dizaine de grandes villes françaises pourraient basculer à gauche aux prochaines élections.
Si Belfort ou Tourcoing sont menacées par des candidatures UMP, en revanche Bordeaux, Marseille, Toulouse, Strasbourg, Rouen, Caen, Blois et Périgueux pourraient passer aux mains de l’opposition. En outre, Paris et Lyon devraient rester au PS.
Rien sur Bourges, mais les rumeurs vont bon train. Une fébrilité est sensible dans l’équipe de l’actuel maire Serge Lepeltier qui ne devrait pas avoir la partie facile qu’il escomptait à l’automne.
Il est vrai que le contexte national est favorable à la gauche. Nicolas Sarkozy nourrit des ressentiments bien au-delà de son opposition traditionnelle. Cela pourrait se traduire par un vote sanction. Irène Félix, qui a su rassembler la gauche à Bourges pourrait bénéficier de cette dynamique. Deux inconnues maintiennent néanmoins le suspens : l’attitude des déçus du PS, qui pourraient ne pas se rendre aux urnes ; et celle de l’électorat de l’extrême-gauche qui pourrait provoquer un second tour ouvert à tous les possibles.
Dans ce cas de figure, Irène Félix serait à son avantage. La droite berruyère le sait bien et veut éviter à tout prix ce scénario qui pourrait virer à la catastrophe pour elle.