Dans son édition du 11 janvier 2008, le quotidien La Nouvelle République dénonce l’Intox sur l’info pratiquée par Roland Narboux, maire-adjoint de Bourges sur son site Bourges-info.com : « Un site internet qui s’affiche comme « Le site d’information de Bourges », mais dont la teneur actuelle fait plutôt penser à un blog politique, au service de la majorité municipale en place. » Le reproche adressé à Roland Narboux n’est pas qu’il fasse état de ses préférences politiques, mais qu’il présente Bourges-info.com comme un site d’informations généralistes, sans orientation particulière. « On pardonnerait volontiers la dérive, si le site annonçait la couleur, au lieu de se présenter comme un média à part entière » écrit encore le journaliste de La Nouvelle République.
Ce n’est pas la première fois que Roland Narboux se fait épingler par les journaux. À propos d’une critique acerbe parue sur Bourges-info.com pendant le Grenelle de l’environnement, et mettant en cause la presse locale, Le Berry Républicain et La Nouvelle République, par les voix de leurs rédacteurs en chefs respectifs, avaient fait publier un droit de réponse cinglant, fustigeant l’amateurisme de Bourges-info.com. Dans une réponse confuse, M. Narboux avait d’abord indiqué qu’il avait “licencié” le contributeur fautif, puis l’article et les réponses des journaux incriminés avaient tout bonnement ... disparu !
Ainsi se passent les choses à Bourges-info.com, qui n’hésite pas à manipuler, annoncer de faux contributeurs, ou de faux commentateurs.
Le site de Roland Narboux a donc encore du pain sur la planche pour gagner en crédibilité. Une bonne méthode serait de respecter les règles minimales de la déontologie du journalisme.
Internet est devenu un enjeu politique de première importance. Les médias sur internet ont assez souvent reproché à la presse quotidienne régionale ses compromissions avec les pouvoirs en place. La Nouvelle République adresse ici la réponse du berger à la bergère en quelque sorte.
La liberté qu’autorise internet n’implique pas qu’on y soit à l’abri des manipulations. Au contraire, la facilité éditoriale de ce média et le relatif anonymat qu’il permet les autorisent toutes. Il est salutaire que La Nouvelle République ait eu à cœur de le dénoncer.