Le Berry Républicain se faisait l’écho hier de la grogne des syndicats (CGT et SDU-FSU) des personnels du Conseil Général du Cher qui dénoncent un décalage entre les déclarations des élus (PS) et la gestion réelle de cette administration.
Le plus gros point de désaccord concernerait la politique menée au Centre d’Action Medico-Social Précoce, service de soins gratuits pour les enfants de moins de six ans. Les syndicats parlent d’une « tentative de la direction des services de faire passer ce service au privé » Sont évoqués des contrats non renouvelés, des coups bas en tous genres à l’encontre des personnels. Il est aussi question de maladresses, comme ce déménagement mal géré du même CAMSP « Parents et enfants ont dû faire face à une interruption de soins pendant un an pour certains, avec comme conseil de s’adresser au privé, sans savoir s’ils en avaient les moyens. »
En ligne de mire également la réorganisation du service du RMI. On vise l’efficacité au détriment du service rendu aux usagers : « Les objectifs sont uniquement quantitatifs, au nombre de contrats d’insertion signés. »
Bref, ça cafouille grave au Conseil Général. Les syndicats réclament « un vrai dialogue social », et non de « simples réunions d’information », et « la fin de la gestion opaque des ressources humaines ».
En conclusion, le changement de majorité semble n’avoir rien changé au Conseil Général, tant sur le fond (restructuration, objectifs quantitatifs, privatisation rampante) que sur la forme (autoritarisme, opacité et absence de dialogue social)
Un éclaircissement sur cette situation de la part des responsables socialistes du Conseil Général serait sans doute le bienvenu. Les électeurs, qui choisiront le futur maire de Bourges l’année prochaine attendent, comme les personnels du Conseil Général, que les discours et les actes soient mis en cohérence.
C’est aux fruits qu’on reconnaît l’arbre.
source : Le Berry Républicain 03/10/2007 p. 4