L’Etre social est tout à la fois une stigmatisation du positionnement de groupes d’individus "homogènes" et une allégorie comportementale fondée sur des moyennes statistiques.
Dans l’ouvrage que j’ai eu le plaisir de rédiger avec Jean-Michel PINON, toujours disponible dans les librairies berruyères, je propose d’ajouter une variable moderne, la communication globale par Internet prémice d’une opinion universelle intelligente et décisionnaire, à la vieille dialectique politico-philosophique structurant historiquement les courants de pensée autour de l’alternative entre "l’Etre collectivisé" (de gré ou de force), fondement d’un système social périmétré, la Cité, la Nation ou l’Humanité, réparti en groupes homogènes, les castes ou les classes selon les époques, au réseau relationnel organisé (par des tyrans la plupart du temps) autour des notions graduées d’opposition, de lutte, de révolutions, de guerres, voire de génocides en phases successives qui amènent au "Bien"...de Platon à Marx et plus récemment RORTY (mouvement de bas en haut ou libération collective), et "l’Etre suprême" surveillant éthéré et juge d’ultime ressort de l’activité et de l’action de chacun(e) (mouvement de haut en bas ou rédemption individuelle)...de Moïse à Mahommet et pour illustration moderne Ron Hubbard, l’apôtre scientologue.
Au fond, l’enjeu de toutes ces discussions est de situer le pouvoir avant de le juger.
Je plaide pour que le pouvoir revienne aux opinions publiques éclairées. et aux individus autodéterminés qui les composent.
Pour éviter les manipulations, il suffit de permettre à l’homo sapiens de devenir un "info sapiens".
Mais la pleine capacité de l’info sapiens ne sera atteinte que si tous les citoyens du Monde ont un accès égal à l’éducation initiale et à la formation continue.
Ma proposition politique : l’espace public laïc (décliné par strates géographiques homogènes/communautés de vie - les autres formes de communauté appartenant à la sphère privée ) dont l’ordre public (règle générale contraignante permettant la vie en société) est limité mais garanti par les libertés publiques (droits de l’Homme) inaliénables, elles mêmes au service de la liberté individuelle.
L’ordre public repose sur le respect :
1/ de la vie humaine,
2/de l’intégrité physique et intellectuelle d’autrui,
3/de la dignité de chacun,
Tout manquement doit être sanctionné par la société. C’est le sens premier du droit pénal.
Les libertés publiques organisent, à contrario, ce que les citoyens sont libres de penser, dire et faire.
Les maîtres mots étant émancipation, tolérance et autocontrôle.
En résumé ce que l’ordre public visé supra n’interdit pas.
La liberté individuelle est alors vécue comme un sentiment de plénitude qui envahi le corps et l’esprit, les débride, les rend créatifs.
Je conseille à celles et ceux qui liront ces lignes d’essayer la liberté (même relative), vous verrez ça fait du bien.
Et s’il vous reste de l’énergie, ce dont je ne doute pas, allez vers les autres.
Je termine en affirmant à l’adresse de certains, qu’aller vers les autres pour se fuir soi même n’a rien d’humaniste.
Simple caractéristique d’un transfert de responsabilité de ses propres échecs.
Philippe BENSAC