Enfin un blog politique décapant pour la gauche dans le département du Cher. Ouf, on avait failli s’endormir sur le très gentillet site de Jean-Claude Sandrier. Il est l’œuvre de « Socialisme et un peu de sérieux » que vous avez pu lire dans les pages de l’Agitateur. Démissionnaire du Parti Socialiste pour cause d’incompatibilité d’idées avec Ségolène Royal, Socialisme et un peu de sérieux a tenté de s’investir dans la désignation d’une candidature antilibérale unique. Pas de chance : le PCF s’est assis sur le désir de consensus des différentes sensibilités, pour imposer sa pouliche : « à la question "êtes-vous complètement cons et irresponsables ?", les militants du PCF viennent de répondre "oui" à plus de 80%... », écrit-il. Et d’enfoncer le clou : « Je n’avais jamais trop compris les raisons de "l’anti-communisme primaire" d’un certain nombre de mes anciens camarades socialistes du Cher. En réalité cela venait sans doute du fait que je n’avais jamais eu à me les coltiner personnellement. Maintenant, moi aussi je suis un anti-communiste-primate. Allez les bouffons de la jungle, sans rancune, et bon 3% au mois d’avril ! ». Accusant le PCF d’avoir cassé le mouvement « avec ses bonnes recettes habituelles : entrisme, contrôles d’appareil, sureprésentation... » Socialisme et un peu de sérieux estime qu’il est « le parti de la loose par excellence, premier fournisseur du FN en têtes de con. » Bah, fallait pas l’inviter Socialisme et un peu de sérieux...
A découvrir également son ode aux préservatifs sur :
J’aime les gens qui sont pour tout ce qui est contre.
Pour être un bon anti-liberal, encore faut il savoir ce qu’est le liberalisme.
Je vous conseille le site suivant : www.liberaux.org
Bonne lecture
Le libéralisme peut se décliner à toutes les sauces. Ici, sur Wikiliberal (ehben...belle imitation) il s’agit plus précisément, d’un anarchiste de droite, ou d’un libertaire de droite : pas d’Etat, pas d’impôt, chacun pour sa gueule, les plus faibles iront se faire voir ailleurs sous des cartons, des bidons, des couvrantes... Tatcher, Pinochet, Sarkozy par exemples...qui ont (eu) pourtant besoin de l’Etat pour avoir le pouvoir.
Jean-Paul II (encyclique Centesimus Annus, 1er mai 1991)
* Le socialisme, c’est toujours l’histoire d’une spoliation méthodique exercée aux dépens du peuple. Les unes après les autres, les catégories sociales et professionnelles se font arracher progressivement leur bien. Puisque les besoins sont sans limite, la spoliation l’est aussi. Elle ne cesse qu’avec le dépouillement complet des victimes. Malheureusement pour l’oligarchie au pouvoir, les dites victimes viennent ensuite grossir la masse des assistés, ce qui oblige à de nouvelles spoliations exercées contre des catégories de moins en moins aisées. Quand il n’y a plus de gens à dépouiller, le socialisme redistributeur cesse et se fait violent afin d’étouffer le mécontentement général.
Bravo, si j’avais voulu attaquer le concept "libéralisme", je ne m’y serais pas pris autrement. Citer JP II pour défendre une cause produit souvent l’effet inverse de celui escompté.
Continuez !
C’est sûrement parce que "le pâpe a dit plastic tu ne mettras pas" entre autres imbécilités.
Pour se guérir de l’hystérie anticommuniste, je suggère à Socialisme et un peu de sérieux la lecture du dernier compte rendu du collectif de Bourges, qui compte une majorité de cocos. Où est la manip ?
Collectif de Bourges / Cher Réunion du 20 décembre
37 participants. Réunion de 20 heures à 23 heures. Une discussion divisée en deux partie :
– premier temps : les 125 propositions
– deuxième temps : compte rendu de la réunion des 9 et 10 décembre par les délégués du collectif et discussion sur les candidatures.
Lors de la première partie de la discussion, un accord général s’est dégagé autour du projet « Ce que nous voulons ». Il faut encore l’affiner et l’enrichir, et aussi l’examiner au regard des réalités locales. Il faudra aller au-devant des gens pour le faire connaître et il est notamment proposé de réfléchir aux formes : ex des réunions à thèmes. Certains participants font le constat d’un intérêt et d’un espace important pour les idées du mouvement anti-libéral.
Les camarades de la LCR sont intervenus pour dire que le texte manque de clarté sur l’alliance possible ou non avec le PS . Si ce point était pour eux clarifié, la candidature de Besancenot pourrait être retirée. Des participants ont réaffirmé que la question posée est de rendre majoritaire le mouvement antilibéral pour bousculer les rapports de forces politiques à gauche. Pour d’autres les déclarations des membres du collectif national ne font pas de doute, il n’y aura pas d’alliance avec le social-libéralisme. Le collectif de Saint-Amand nous a informé qu’il souhaitait présenter des candidats anti-libéraux aux législatives. Enfin une intervenante souligne que personne n’est propriétaire du mouvement antilibéral. Il appartient à tous ceux qui le construisent qu’ils soient membres ou non de partis politiques.
Deuxième temps sur la candidature suite à la réunion des 9 et 10 décembre :
1 / Il faut essayer de regarder ce qui nous rassemble et non ce qui nous divise. 2/ Réaffirmation que notre rassemblement et notre campagne devront être menés collectivement 3/ Absence d’accord entre nous sur : faut-il s’en remettre au collectif national et aux organisations ou faut-il que notre avis soit entendu ? Des participants ont indiqué qu’il fallait maintenant un candidat hors partis alors que d’autres pensent qu’il ne s’agit pas de faire de « l’anti-parti ».
Modalités d’expression des choix de consensus par les collectifs
– la candidature de Marie-George BUFFET arrivée en tête de la consultation des collectifs ?
Notre réponse : NON car étant première dirigeante d’un parti, elle ne peut représenter tout le monde, et la diversité de nos sensibilités, ce qui pour autant ne remet pas en cause ses qualités.
– les deux candidatures déjà citées comme 2ème ou 3ème préférence : Clémentine AUTAIN et Yves SALESSE ?
Notre réponse : NON au regard de positionnement pris dans la dernière période qui de fait excluait d’autres candidats. Ils sont désormais aussi contestés.
– les propositions nouvelles évoquées lors de la réunion nationale dans le rapport de synthèse : Jean-Luc MELENCHON, Claude DEBONS, un militant communiste identifié avant tout par sa place dans le mouvement social ?
Notre réponse :
– Non pour Jean-Luc Mélenchon : personne n’a défendu sa candidature
– Claude DEBONS : c’est la proposition qui fait désormais consensus dans le collectif car il apparaît comme le mieux à même de porter la diversité de notre rassemblement, compte tenu de ses actes, notamment dans la dernière période. (y compris pour la représentants de la Lcr présents)
– un militant communiste identifié avant tout pour sa place dans le mouvement social : cette proposition n’a pas été débattue dans le collectif.
– une autre proposition ?
– La proposition de Francis Wurtz a été approuvée comme pouvant être une candidature de consensus mais nous avons souligné qu’il ne souhaitait pas être candidat et qu’il y avait donc nécessité d’en tenir compte.
Nous avons prévu de nous retrouver le lundi 8 janvier pour une nouvelle réunion du collectif, afin de nous informer collectivement de l’état de la situation.
Si besancenot et bove se sont retirés, c’est parce qu’ils ont vu avant tout le monde que le mouvement etait noyauté par le PC.
Foutaise...Besancennot n’a pas été dans le mouvement : prisonnier d’une logique de chapelle, convaincu que la LCR pouvait faire un coup, il s’est lancé. De plus, le mouvement n’est pas noyauté par le PCF, mais c’est lui qui l’a rendu possible depuis 2005. Arrêtons de dire n’importe quoi : la LCR s’est retirée en septembre durant l’élaboration du programme des 125 propositions et pas sur les bases que vous dites, désolé. Besancennot aura les sigantures des élus PS reconnaissants d’avoir fait capoter le rassemblement. Quant à Bové, c’est en prenant connaissance qu’il n’était pas reconnu dans les collectifs comme l’un des candidats possihbles, qu’il a fichu le camp. Problème d’égo.Il reprochait au PC de créer des collectifs partout : sans le pcf, beaucoup de départements n’auraient pas connu de collectifs parce que les orgas nationales n’y existent pas. La direction du PC n’est pas toute blanche dans cette histoire, mais ne réécrivons pas l’histoire.
Voici ce que pense Mélenchon (billet du 20/12/06 sur son blog) de l’échec du rassemblement antilibéral. Preuve qu’on peut encore être socialiste et vraiment sérieux :
"C’est fini. La réunion des organisations membres des collectifs unitaires anti libéraux a constaté qu’il n’y a pas de consensus pour proposer une candidature commune à l’élection présidentielle. C’est une grande déception, je l’ai dit en répondant à Jean-Michel Aphatie ce matin sur RTL. Je formule ici mon avis sur la question en ayant bien présent à l’esprit qu’il faut peser les mots pour ne pas ajouter aux dégâts. Je crois particulièrement vain le procès fait au Parti Communiste à ce sujet et à Marie Georges Buffet. Je ne parle pas de ce que les communistes se disent entre eux ni du ton sur lequel ils le font. C’est leur affaire. Et comme souvent en de pareils cas, une bonne partie des codes en vigueur sont illisibles de l’extérieur. Ce que j’en dis n’est pas non plus seulement en pensant qu’il y aura un lendemain à tout cela et qu’il faut protéger ses chances, si ténues qu’elles soient. C’est aussi par honnêteté intellectuelle. Il n’est pas vrai que le projet a échoué d’une pièce à cause du PC.
Le retrait de Besancenot puis de Bové avaient déjà largement installé le paysage dans lequel le reste du mouvement s’est ensuite dilué. Les pétitions intempestives contre la candidature de Marie Georges Buffet ont creusé des plaies inutiles et offensantes. En fait, dans la dernière longueur, le système a géré des queues de comètes. Il l’a fait avec courage, ténacité mais aussi une dose considérable d’ambiguïtés dont, pour finir, chacun est sorti à ses dépens. Très souvent, les formules utilisées ont montré qu’on ne sortait pas d’une adaptation étroite au système présidentiel, les uns proposant sa mise en scène au goût du collectif (porte paroles nombreux, présence partagée etc...) d’autres le récusant naïvement dans les termes les plus contradictoires : (un candidat qui n’en soit pas un, ou bien le plus petit commun dénominateur, ou bien le visage le plus médiatisable). Je n’entre pas dans la description des mille et unes variantes ni des épisodes qui ont exprimé tout cela. A la fin, tout sombrait dans le dérisoire et par instant même dans le folklore. Mais au fond l’essentiel ne s’est donné à voir qu’en fin de parcours. S’agissait-il de mettre en forme le parti des collectifs comme si ceux ci étaient une réalité totalement autonome ? S’agissait-il de préfigurer une force communiste élargie ? S’agissait-il de formuler une "offre politique nouvelle" comme l’est le Linkspartei en Allemagne, le parti socialiste hollandais et ainsi de suite dans toute l’Amérique latine, tirant le bilan du double échec du communisme d’état et de la social-démocratie. On peut dire que ces trois formules ont beaucoup de points de passage communs et que de maintes manières elles ne sont pas contradictoires. On peut même affirmer que de bien des façons aussi elles sont complémentaires et à tout le moins mutuellement compatibles.
Mais les contradictions existent aussi entre ces trois scénarios. Elles sont particulièrement sévères dans certains cas. Par exemple il est évident que des socialistes et des républicains et leurs électeurs ne peuvent se sentir impliqués par la fondation d’une force communiste élargie. Dès lors nous n’avons aucune part à prendre pour savoir qui de Marie georges Buffet ou de Clémentine Autain est la plus à même d’incarner cette force communiste. C’est l’affaire de la mouvance communiste. Je pense que cette évidence permet de comprendre que tout est dans le point de départ. Si pour construire une nouvelle voie à gauche il fait d’abord s’impliquer dans la construction d’un nouveau Parti Communiste, nous attendrons que ceux qui en ont la charge aient fini leur travail. Je n’ironise d’aucune façon. Je veux seulement souligner que beaucoup se joue dans le point de départ que l’on se fixe. En toute hypothèse on ne participe pas à une élection de cette importance pour atteindre des objectifs partidaires ou réaliser des schémas théoriques. On le fait pour proposer une alternative concrète au gouvernement du pays. Il s’agit de proposer un vote utile, c’est à dire capable d’être majoritaire à gauche pour battre la droite et engager un programme de transformation sociale à la mesure de l’exaspération populaire contre le vau l’au général de la société libérale pour le très grand nombre de la population.
Dans cette vision, le programme est premier, puis la forme de l’outil politique et la stratégie y sont directement corrélés. Dès lors chaque nom proposé pour porter ce projet correspond non à un profil médiatique ou a un compromis des egos mais à une population politique à atteindre et à entraîner. J’en reste là aujourd’hui. Le reste devra être pensé le stylo à la main. A plusieurs mains et plusieurs têtes. Le moment est plutôt à prendre la mesure des conséquences de l’absence d’une candidature commune de l’autre gauche. Il y a en a trois au moins. Une partie de l’électorat politisé de la gauche se démobilise. Il ne se sent pas représenté. Une partie de la population électorale parmi les désemparés (par la dureté de la vie) -désorientés (par l’absence d’alternative politique radicale intelligible) va continuer à flotter entre l’indifférence écoeurée et les poussées de colère électorale aveugle. Enfin, la centralité de la candidature socialiste à gauche est désormais totale, que cela plaise ou pas, parce qu’elle parait la seule efficace pour atteindre le programme commun le plus élémentaire : être présent au deuxième tour et battre la droite. Le concept de vote utile se nourrit beaucoup de l’idée que d’autres votes ne servent à rien. Selon moi ces trois conséquences de l’échec de l’autre gauche se nourrissent l’une l’autre. Ensemble elles aggravent la volatilité de la situation, l’approfondissement de la crise politique et de l’état d’urgence. Rompre cette spirale. Voila où il est urgent d’agir. C’est cela l’utilité à cette heure, je crois."
Ah ben c’est gentil de me faire de la pub. Je ne sais pas qui a eu cette délicate intention pour mon noël. Qu’il ou elle en soit remercié(e).
Décidément l’Histoire se répète, le PC passe encore une fois pour l’assassin de l’utopie et de la cause du peuple. Je suggère que le CSA comptabilise le temps de paroles du PCF à droite durant les Présidentielles...
Et celui de M A M à gauche...ce ne serait pas si délirant que cela...
C’est vraiment socialisme et beaucoup de conneries. Comme quoi, il n’y a pas d’age.