Pour compléter cette brève, voici un rappel des événements de mars 1998 (extrait d’un article du Réseau Voltaire)
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La veille de l’élection régionale, Yves Fromion, député RPR du Cher, Etienne de Saporta, candidat UDF aux cantonales et le comte Jean d’Ogny, dirigeant monarchiste FN du Cher se retrouvent chez le marquis de Maupas pour un " cocktail amical dans leur château " (Le Monde, le 9 juin 1998). " Tous nos amis disent qu’il faut une droite plurielle, assure Mme de Maupas. Et ici, le Front National fait moins peur que le communisme. Ce ne sont pas des pestiférés, n’est-ce pas ? ".
Fromion a reçu, le mardi suivant l’élection, Marie-France Stirbois et Jean Verdon, délégués par le FN pour négocier avec la droite l’élection du président de la région Centre. Quatre autres " ambassadeurs " - Annick Courtat et Michel Marchais pour le RPR, Alain Tanton et Bernard Harang pour l’UDF - envisagent ensuite avec M.Verdon un " accord interne de fonctionnement pour que la Région ne passe pas à la gauche ". " Tout le monde nous disait : la droite est majoritaire. Et nous, nous connaissions ces types, que l’on disait fascistes et nazis, depuis deux mandats à la région. Quand il a fallu les rencontrer, nous n’avons pas vu où était le problème " affirme Marie-Thérèse Allain, conseillère régional UDF et soutien de Harang.
Le FN est fortement implanté dans la région, " populaire et musclé dans les environs de Dreux, notabilisé et policé au cœur de la Touraine ". " En province, le FN fait moins peur parce qu’on le pratique " résume André Merlin, gouverneur du Rotary Club dans la région. " Cela fait douze ans que l’on discute avec le FN à la région, renchérit Yves Fromion. Tous les mois, après la réunion de la commission permanente au conseil régional, nous déjeunions tous ensemble dans une ambiance de parfaite convivialité ". L’ancien maire d’Orléans, Jacques Douffiagues, autrefois membre de " la bande à Léo " écrit à Harang : " Ton choix était le bon, quoi qu’en disent les bien-pensants ". Jean-Jacques Descamps, partisan jusqu’au bout de " conserver la région à la droite " affirme : " Nos électeurs se disent que si on n’ose pas accepter les voix du Front National, c’est qu’on cédera toujours aux médias et à la gauche, et qu’on n’osera pas dire ce qu’on pense et faire ce qu’on dit ".
Bernard Harang lui-même explique : " Le FN est raciste et xénophobe. Mais on est d’accord sur l’immigration, sur la sécurité et sur la famille. Ce qu’à fait Millon est une des voies de la recomposition ".
Voir en ligne :
Réseau Voltaire : Le Livre noir (1998-2001), " droite extrême droite, les amitiés particulières " - Centre