EDITORIAL JANVIER 2008

L’année du changement ?

lundi 7 janvier 2008 à 09:47, par Charles-Henry Sadien

2008 sera sans doute une année importante au plan local et départemental, comme 2007 l’a été au plan national. Pourtant, à Bourges, le temps n’est pas à la rupture. Tout juste au changement. Et encore : dans la continuité.

Changement avec le maire de Bourges, Serge Lepeltier, candidat à un troisième mandat, qui promet d’instaurer et de développer la démocratie et la citoyenneté dans la vie de la cité. Mieux vaut tard que jamais. Pour le reste, le premier vice-président et porte-parole du Parti Radical de Jean-Louis Borloo, semble assumer pleinement son bilan et exprime sa volonté de poursuivre dans la même voie.

Changement, avec Irène Félix qui entend privilégier les services à la personne plutôt que les constructions qui sont selon elle autant de coquilles vides. Cependant, la candidate socialiste icône de la « gauche unie » rabâche à qui veut bien l’entendre que « tout n’est pas mauvais dans le bilan du maire sortant ». Là encore, pas de rupture. Ainsi, par exemple, le CLCV sur le blog des gens de la tour prend note que la gauche ait inscrit dans son programme une vague remise à plat du plan de renouvellement urbain, mais s’étonne qu’elle ait approuvé avec la droite, lors du Conseil Municipal du 14 décembre 2007, le dossier de réalisation de la ZAC Centre de la Chancellerie. D’ailleurs, à bien regarder les délibérations du Conseil Municipal de Bourges depuis deux mandats, on observe que l’opposition a très rarement voté contre les propositions de la majorité municipale, se contentant, le plus souvent de s’abstenir ou de voter dans le même sens que les élus de droite.

Il n’y a guère que la représentante de Lutte Ouvrière, Colette Cordat, opposante farouche au maire sortant qui aurait pu symboliser cette rupture. Accusée à tort d’être responsable de la défaite de la gauche aux précédentes municipales (Serge Lepeltier l’avait emporté à la majorité absolue dès le premier tour : l’addition des voix de la gauche et de Lutte Ouvrière était insuffisante pour battre le candidat de droite), Colette Cordat est rentrée dans le rang car elle n’a pas voulu « hypothéquer les chances de victoire des forces de gauche ». Il semblerait que l’accord qui a été conclu avec la gauche unie ne repose même pas sur une prise en compte des idées de Lutte Ouvrière mais sur des accords de personnes. En cas de victoire de la gauche unie, Lutte Ouvière serait récompensée par deux représentants (Colette Cordat et vraisemblablement Sylvie Cerveau) et en cas de défaite, Colette Cordat aurait l’assurance de garder sa place dans l’opposition. Qu’elle soit dans la majorité ou dans l’opposition, Lutte Ouvrière n’aura donc que très peu de pouvoir d’influence. Dans ces conditions, la droite locale aura bien du mal à jouer sur le registre éculé de la peur du communisme (ce qui a valu une cuisante défaite à M. Franck Thomas Richard face au très pragmatique Jean-Claude Sandrier aux dernières législatives) et la gauche molle ne devrait pas être trop effrayée.

Les ébauches de programmes des deux candidats tels qu’ils figurent sur leurs sites internet respectifs, quoi qu’en disent les intéressés, ne paraissent pas très différents. C’est un peu « café avec ou sans sucre ». Mais café quand même. Quant à ceux qui préfèrent le thé ou un bon chocolat au lait... ils pourront rester chez eux le jour de l’élection.

Au risque de me répéter, le vrai changement, ce serait que chaque citoyen de Bourges se prenne en main et ne se contente pas d’être un consommateur et un client mais plutôt un acteur du développement de la ville, à son niveau et selon ses capacités. C’est le message que l’Agitateur s’efforce de transmettre depuis de nombreuses années car nous avons compris depuis longtemps que nous n’avions que les dirigeants que nous méritons. Ils sont notre reflet dans le miroir : s’ils sont nuls, c’est parce que nous le sommes aussi. Au moins collectivement.

Compte tenu des forces en présence et des programmes relativement similaires, il apparaît désormais comme une quasi évidence que le choix des électeurs se fera sur la personnalité des candidats, et probablement assez peu sur un choix politique. Certes, la droite tentera probablement de dénoncer, avec des relents de guerre froide, l’alliance avec les « trotskistes ». Certes, la gauche, pour l’emporter, misera sur la désillusion des classes moyennes et défavorisées face à la politique nationale du Président de la République, représenté au plan local par la majorité sortante. Mais cette opposition de velours entre les deux camps relève presque du sport. Une sorte de derby amical. Il s’agit simplement pour chacun de faire gagner son camp et de placer ses pions.

Il n’y a qu’à voir avec quel zèle la gauche, y compris – surtout ? - la gauche communiste, a rendu hommage au maire paponniste de Saint-Amand, le grand humaniste et très sympathique Serge Vinçon. Il paraît que cela s’appelle « l’ouverture ». D’ailleurs, puisque, d’après Le Berry Républicain, c’est le frère de Serge Vinçon qui est pressenti pour mener la liste de droite à Saint-Amand, l’intérêt de présenter une liste de gauche y apparaît pour le moins superflue tant les personnalités de la gauche autochtone semblaient admirer le défunt maire au point de reléguer au rang de détail ses plus inexcusables engagements.

D’ailleurs, pourquoi ne pas constituer à Saint-Amand une liste d’union dans la mesure où les affinités entre la droite et la gauche y sont désormais affirmées sans honte ? Cela serait beaucoup moins hypocrite que l’opposition pour la forme qui existe entre la gauche et la droite à Bourges, non ? Allez, il n’y a plus d’opposition : tout le monde dans la majorité, droite et gauche ! Et tout le monde est content !

Ah, non, on me souffle dans l’oreillette que ce n’est pas possible : la politique est en effet une belle histoire de famille où l’enjeu est régulièrement de déterminer qui aura la plus grosse part de l’héritage. Et pour cela, il faut bien au moins deux camps. Sinon, ce n’est pas marrant... Et les engueulades, eh bien c’est sain. Et en plus, les électeurs croient ainsi qu’ils sont en démocratie et qu’ils ont le choix.

commentaires
L’année du changement ? - 9 janvier 2008 à 16:24

Et sinon vous pensez vous présenter un jour ?? Non parce que c’est bien beau de critiquer mais on voudrait bien vous y voir vous ! Apparement ici vous avez toutes les solutions à moins bien sûr que ce ne soit la langue bien pendue et puis rien de plus.


#9412
L’année du changement ? - Mister K - 9 janvier 2008 à  17:08

Alors :

1- il n’y a pas que deux types de personne : ceux qui se présentent et ceux qui ne se présentent pas

2- ceux qui se "présentent" n’ont pas tout les droits y compris celui de ne pas être jugé pour ce qu’ils sont : des citoyens qui "se présentent"

3- ceux qui ne se présentent pas ont aussi le droit de s’exprimer (cela s’appelle des citoyens)

4- "la langue bien pendue", cela s’appelle aussi la liberté d’expression dans une démocratie. Cela ne semble pas vous plaire beaucoup

5- Ici, on s’occupe de l’Agitateur, un média local et plus, citoyen et collaboratif. On espère que c’est un peu utile. Cela nous prend une bonne partie de notre temps libre. Et vous vous faites quoi ? Vous vous "présentez" c’est ça ?

7- on n’a vraisemblablement pas spécialement de leçons à recevoir de votre part. Peut-être que si, mais on ne peut pas le savoir... ;-)

#9414 | Répond au message #9412
L’année du changement ? - Jean-Michel Pinon - 9 janvier 2008 à  21:13

Question mille fois proposée et à laquelle il a été mille fois répondu, mister k est trop bon d’avoir perdu son temps à répondre à ça. Heureusement qu’il n’est pas nécessaire de faire de la politique pour agir dans le sens du bien commun...

#9419 | Répond au message #9412
L’année du changement ? - 10 janvier 2008 à  00:04

Mais où voyez vous le bien commun ?

Le bien commun c’est de se bouger le derrière pas de s’occuper d’un site qui ne fait que débiner les gens.
La liberté d’expression est importante j’en conviens, mais j’ai souvent l’impression que vous ne faites que rabaisser le gens dont vous parler, vous ne leur trouvez jamais la moindre qualité, vous ne parlez jamais de ce qu’ils ont pu faire de bien.
De plus et dans cet article notament vous parlez de quelqu’un que vous ne connaissez même pas, alors comment pouvez vous vous permettre de porter un jugement sur lui ? Cette phrase n’engage evidement que moi mais je pense que lorsqu’on se permet de juger les autres c’est qu’on se croit supérieur à eux. On ne peut pas aimer tout le monde non plus, ni être d’accord avec tout le monde, mais il faut garder une certaine impartialité. Je ne pense pas que vous soyez impartiaux et pourtant je cherche souvent un article ou une brève qui pourrait me donner tord. Vous en arrivez même à renier vos amis (cela s’adresse à une autre brève) parce qu’ils osent ne plus être d’accord avec vous.
Enfin bref, je vais continuer de vous lire, mais je ne suis pas d’accord sur la façon dont vous insérez systématiquement vos propres opinions dans vos textes.

#9421 | Répond au message #9419
[HS] - C’est quoi se bouger le derrière ? - Mister K - 10 janvier 2008 à  08:44

Le bien commun c’est de se bouger le derrière

Ok. Donc, comment vous vous bougez le derrière (perso, je me bouge plutôt le cul, mais chacun son vocabulaire...) ?

pas de s’occuper d’un site qui ne fait que débiner les gens

Quand on juge l’action politique, quelque part, on est amené à "débiner" les gens. Habituellement, on parle ne parle pas des trains qui arrivent à l’heure, c’est normal.
Sinon, je pense que s’occuper d’un site comme l’Agitateur, c’est se bouger le derrière. Participez en tant que rédacteur à ce site et vous verrez. On s’en prend plein la gueule (et ce n’est pas illogique), cela prend vraiment du temps. A coté de cela, on est à peu près sûr que cela est un peu utile, y compris aux acteurs politiques. Il ne faut pas négliger le pouvoir d’influence d’un site comme l’Agitateur...

La liberté d’expression est importante j’en conviens, mais j’ai souvent l’impression que vous ne faites que rabaisser le gens dont vous parler, vous ne leur trouvez jamais la moindre qualité, vous ne parlez jamais de ce qu’ils ont pu faire de bien.

Vous lisez mal.

De plus et dans cet article notamment vous parlez de quelqu’un que vous ne connaissez même pas, alors comment pouvez vous vous permettre de porter un jugement sur lui ?

L’Agitateur a été créé notamment en réaction (entre autre) d’une connivence trop importante entre le milieu de la presse locale et les acteurs politiques. Ce qui est jugé, c’est l’action et la parole publique. Pas besoin pour cela de connaître personnellement les personnes. Je dirai même qu’il est préférable de ne pas les connaître. Sinon, les jugements peuvent être faussés. Maintenant, dans une ville comme Bourges, on croise facilement beaucoup de gens. C’est donc compliqué.

Cette phrase n’engage évidement que moi mais je pense que lorsqu’on se permet de juger les autres c’est qu’on se croit supérieur à eux.

Bon, regardez Sarkozy. Il était jugé par "600 journalistes" récemment ? A votre avis, qui se croyait supérieur à / aux autre(s) ?

On ne peut pas aimer tout le monde non plus, ni être d’accord avec tout le monde, mais il faut garder une certaine impartialité

C’est ce qu’on essaie de faire sur ce site.

Je ne pense pas que vous soyez impartiaux et pourtant je cherche souvent un article ou une brève qui pourrait me donner tord.

Ah bon ? Là, il faudrait donner des exemples précis. Sinon, on reste au niveau des impressions, et là, on ne peut pas argumenter.

Vous en arrivez même à renier vos amis (cela s’adresse à une autre brève) parce qu’ils osent ne plus être d’accord avec vous.

Je ne sais pas où vous avez vu que l’on reniait nos amis. D’ailleurs, l’Agitateur n’a pas d’amis. Des intervenants du site ont des amis, mais c’est différents et cela ne doit pas interférer avec le contenu de l’Agitateur. Mes amis sont différents de ceux de JMP (on en a en commun, mais ce n’est pas général). Personnellement, il ne me semble pas que j’ai renié un ami récemment. De plus, ami ou pas, l’impartialité veut que tout le monde soit traité à égalité. Je sais, c’est difficile à comprendre tellement les gens sont habitués à avoir des "amis journalistes".

Enfin bref, je vais continuer de vous lire, mais je ne suis pas d’accord sur la façon dont vous insérez systématiquement vos propres opinions dans vos textes.

Impartialité ne veut pas dire neutralité. Sur un certain nombre de sujets, les rédacteurs de ce site ont leur avis et ne se privent pas d’en faire état. C’est la plupart du temps argumenté. Cela n’empêche en rien d’être impartial. Cela permet de plus au gens qui ont une opinion différente de réagir. Cela créer le débat. C’est aussi cela la marque de fabrique de l’Agitateur.

#9435 | Répond au message #9421
[HS] - C’est quoi se bouger le derrière ? - 10 janvier 2008 à  10:11

J’essayais juste de rester poli mais bon "le cul" si vous voulez.

Je crois nettement que Sarko se croit supérieur !! N’oubliez pas que son ambition est d’être le président du monde... (petite boutade, mais ça résume assez bien le personnage)

Je ne peux donner qu’une impression sinon je juge à mon tour et même si l’erreur est humaine, les injustices ou propos trop impulsifs c’est pas ma tasse de thé. Je suis trop souvent jugé (et souvent mal) pour faire à mon tour ce que je réprouve. J’essaye de trouver du bon partout.

L’impartialité est l’absence de parti pris. Elle est généralement associée à la neutralité

Voilà la définition !
Donc par conséquent, je trouve que vous faites (pas vous spécialement) trop ressortir vos appartenances à gauche et que ça fausse la donne quand vous vous exprimez sur la politique de droite. Quant au pouvoir d’influence de l’agitateur, j’ai malheureusement peur qu’il n’aille à l’encontre de ce que vous "souhaitez". L’avenir nous le dira...

#9442 | Répond au message #9435
[HS] - C’est quoi se bouger le derrière ? - Mister K - 10 janvier 2008 à  14:48

J’essayais juste de rester poli mais bon "le cul" si vous voulez.

Ok, j’avais compris. Mais comment faites-vous, en ce qui vous concerne, pour vous bouger le derrière ? Vous n’avez pas répondu à ma question.

L’impartialité est l’absence de parti pris. Elle est généralement associée à la neutralité

Je suis d’accord avec la première partie. Mais pas avec la seconde. Je m’explique. Je n’ai pas de parti pris. Je n’ai pas décider que l’UMP c’était bien et le PS moins bien (ou le contraire). Mais quand une idée est exprimée, je ne reste pas forcément neutre. Je peux être d’accord ou pas avec une idée, et l’exprimer. Je ne regarderai pas la provenance de l’idée. Si l’on reste neutre, il ne sert plus à rien de s’exprimer. Plus aucun débat n’est possible.

Prenons un exemple, volontairement hors du local. C’est juste un exemple, je ne lance pas de débat qui serait ici hors-sujet. Je suis d’accord avec Sarkozy (oui, cela peut arriver...) : il ne devrait pas y avoir de publicité sur les médias publics. Mais, je pose une question : comment finance-t-on cela ? Et là, je ne suis pas d’accord avec les premières idées avancées par Sarkozy qui ne sont d’ailleurs que des idées (ponctionner un peu plus les consommateurs ce qui va d’ailleurs à l’encontre de l’augmentation du pouvoir d’achat). Et au final je dis une chose simple : Sarkozy continue de jouer avec des effets d’annonce ce qui n’est pas sérieux et peut mettre l’audiovisuel public en difficulté (l’incertitude sur l’avenir est une des pires choses qui peut arriver aux hommes et aux entreprises). Au final, Sarkozy est la plus grande éolienne de France. Pour l’instant, il brasse de l’air. Je ne reste pas neutre sur le sujet tout en restant impartial. Je n’ai pas décidé que tout ce que disait Sarkozy sont des conneries. J’ai analysé et argumenté.

Quant au pouvoir d’influence de l’agitateur, j’ai malheureusement peur qu’il n’aille à l’encontre de ce que vous "souhaitez". L’avenir nous le dira...

Je crois que vous me comprenez mal. Le pouvoir d’influence de l’Agitateur, ce n’est pas sur les élections qu’il s’exerce. L’Agitateur ne changera pas la donne électorale (et heureusement !). D’ailleurs, ce n’est pas son but. Son influence, on l’espère, s’exerce au niveau des idées. Et c’est bien pour cela que l’on s’attache aux idées et pas aux personnes. Et c’est bien pour cela aussi que l’Agitateur existe depuis 1997 : il n’apparait pas et ne disparait pas au grès des élections (comme les blogs des candidats...). Et les idées, ce n’est pas juste pour les élections qu’il faut les sortir, c’est tout le temps. Et le débat, cela ne doit pas avoir lieu juste pour les élections mais en permanence. C’est ce que l’on essaie de faire. Et plus on sera nombreux à le faire, et plus on aura des chances de faire bouger des choses. Et pas uniquement pour les élections. Nous, on n’annonce pas que l’on va faire avancer la démocratie participative. On l’a fait avancer. Du moins, on essaie. C’est notre façon de nous remuer le derrière.

#9449 | Répond au message #9442
[HS] - C’est quoi se bouger le derrière ? - Eulalie - 10 janvier 2008 à  12:46

Mister K, désolée, mon post fait bis repétita, un peu,.... Mis quand j’ai répondu à l’anonyme, votre post ne figurait pas. Je ne comprends rien, parce que l’heure indiquée de votre post est antérieure à l’heure du mien, alors que sur mon ordinateur je suis sûre et certaine que votre post n’était pas encore là. Je suppose que c’est qu’il y a desfois des retards dans l’arrivée des trains d’infos selon la gare où ils arrivent, si y’a des bouchons et tout et tout...

#9444 | Répond au message #9435
L’année du changement ? - Eulalie - 10 janvier 2008 à  09:51

Eh bien vous voyez, il faut de tout pour faire un monde, car comme lectrice , ce que j’aime bien dans l’Agitateur (entre autres aspects) c’est que les rédacteurs- trices , donnent leurs opinions, et clairement, c’est à dire en expliquant pourquoi il, elle en est arrivé(e) à tel avis sur tel fait (et un fait n’arrive pas par le St Esprit, mais bien par l’action (s) d’individu-s, sauf les catastrophes naturelles, et encore.....sont-elles toujours si naturelles que ça ? bref. ) . Et je crois qu’un journal n’est jamais neutre même s’il le prétend. Le prétendre c’est prendre ses lecteurs pour des imbéciles. L’Agitateur éclaire, il annonce toujours la couleur, et par là même agit pour le bien commun. (et en plus gratuitement.). Et critiquer n’est pas rabaisser. Au contraire même, la critique a comme conséquences d’élever(tout dépend de la qualité de la critique, de la façon d’être partiale...et aller, soyons fous, même martiale ).

#9439 | Répond au message #9421
L’année du changement ? - Eulalie - 11 janvier 2008 à  11:27

auto-correction sur "partial" Je croyais que partial voulait dire tout simplement "avoir un avis", "prendre parti" mais j’ai vérifié dans le dico, et "partial" a une notion d’injustice, de non recherche de vérité. Donc, ce n’est pas "partial" que j’ai voulu signifier, Je voulais dire que quand je lis l’Agitateur( articles , brèves , réponses des rédacteurs dans les forums ) je vois un journal qui a pris le parti de dire des vérités, bref, d’informer et non l’inverse. Sinon, je ne le lirais pas.

#9493 | Répond au message #9439
L’année du changement ? - Jean-Michel Pinon - 10 janvier 2008 à  13:12

Je répond à votre contribution qui, ainsi formulée me paraît beaucoup plus intéressante. Votre impression me paraît assez injuste. Il me semble que lorsque nous publions un papier sur le déroulement du festival du film écolo, lorsque nous publions un papier sur le Noël de la société coulisse, etc... nous nous appuyons sur une critique en rapport avec des actions et non une critique sur les personnes. Ensuite, comme dans tout journal, il y a les éditos et les analyses politiques qui laissent une part à la subjectivité au rédacteur pour formuler un avis personnel qui est forcément mis en débat et sujet à discussion dans la mesure où nos forums sont absolument libres et que tout le monde peut répondre, contester, discuter etc ce qui est dit. Dans tous les cas, même dans ces papiers plus personnels, jamais la personne en elle-même est « débinée ». C’est son action qui est remise en cause. J’ai rencontré il y a peu de temps Serge Lepeltier et je dois le revoir la semaine prochaine. C’est quelqu’un qui est au premier abord très sympathique et très souriant. Ce n’est pas cela qui est jugé dans l’agitateur et je ne vois pas l’intérêt de cela. L’un des principe de l’agitateur dès l’origine en 1997 a été de lier le moins possible de relations privilégiées et amicales avec les hommes politiques. Je pense que c’est justement lorsque l’on connaît bien une personne parce qu’on la voit trop souvent, que l’on déjeune trop régulièrement avec elle etc.. que l’on perd une forme de recule et que l’on ne peut plus avoir un jugement suffisamment éclairé ; car on se dit au moment de critiquer une action de cette personne : « oui mais elle est de bonne fois, elle est sympa, elle ne mérite pas que j’ai la dent trop dure ». Il faut au maximum s’éloigner des critères d’appréciation humaine de la personne pour ne juger que les idées et les actes. Ainsi, par exemple, Irène Félix m’apparait personnellement beaucoup moins sympathique que son concurrent Serge lLepeltier. Mais c’est le sérieux de son travail qui doit être jugé, ainsi que son programme (même si l’on ne peut éluder le fait que l’apparence très fermée de Irène Félix devrait poser de réels problèmes pour son élection).

Faire l’Agitateur, ce n’est pas rien. Nous sommes parmi les premiers à avoir élaboré ce concept sur le web, et il existe bien peu de ville d’une taille comparable à celle de Bourges (mais on pourrait comparer également avec de très grandes villes) qui ait ce genre de site. Pour moi, écrire, provoquer le débat, pousser les élus à se regarder dans la glace et les mettre face à leurs propres contradiction, c’est très important. Oui écrire est une forme d’action. Ce n’est pas ma seule forme d’action (professionnellement, je suis resté fidèle au quartier dans lequel j’ai vécu), mais c’est une part à mon sens très importante de mon action.

Vous dites : « Cette phrase n’engage évidement que moi mais je pense que lorsqu’on se permet de juger les autres c’est qu’on se croit supérieur à eux ». Je pense que vous êtes dans l’erreur. Lorsque qu’une personne se présente à une élection, c’est qu’elle pense pouvoir apporter à la société davantage de choses que ses contemporains. Le rapport est inversés. Charge au citoyen d’estimer si la personne élue apporte effectivement quelque chose ou non.

Vous dites encore : « On ne peut pas aimer tout le monde non plus, ni être d’accord avec tout le monde, mais il faut garder une certaine impartialité. » Là encore, vous avez une appréciation relevant du registre des sentiments. L’agitateur fonctionne totalement différemment. A partir du moment ou je me met devant un clavier pour écrire un papier, je n’ai plus d’amis. Pour moi c’est une forme d’impartialité : être capable de traiter de manière similaire les amis comme les ennemis. Il ne vous aura pas échappé que malgré ma sensibilité de gauche, je n’ai pas hésité une seconde à me montrer très critique à l’égard de « la gauche unie ». Et heureusement, d’ailleurs, sinon l’agitateur ne serait qu’un organe de propagande sans intérêt. Vous dites que nos renions nos amis. Eh bien tant mieux : cela signifie que nous ne sommes pas trop éloignés de nos objectifs d’impartialité. Je ne ferai jamais comme Serge Vinçon : défendre l’inacceptable pour de simples raison d’amitié ou parce que cette personne a lancé ma carrière.

#9445 | Répond au message #9421
L’année du changement ? - B. Javerliat - 8 janvier 2008 à 11:33

la candidate socialiste icône de la « gauche unie » rabâche à qui veut bien l’entendre que « tout n’est pas mauvais dans le bilan du maire sortant »

A force de le rabâcher, on va finir par comprendre que « tout est bon dans le bilan du maire sortant ». Dans ce cas, pourquoi changer d’équipe municipale ?
I. Félix semble refuser toute opposition frontale avec S. Lepeltier. Pourtant, les sujets qui devraient opposer la gauche de la droite à Bourges existent :

 Le projet Avaricum : Expulsion des foyers modestes du centre-ville, vente du foncier public à des intérêts privés, augmentation du trafic automobile et de la pollution en centre-ville, ça mérite mieux que 3 lignes sur son site, non ?
 Caméras de surveillance : la nouvelle étape de la politique sécuritaire du maire actuel est reprise à son compte par I. Félix, sous prétexte que la majorité des électeurs y serait favorable. Ah bon ? D’où tient-elle ça ? Du "sondage" téléphonique de S. Lepeltier ? Le rôle de la gauche n’aurait-il pas plutôt été de dire que les caméras sont une réponse démagogique et illusoire au problème de la sécurité ?
 Les zones franches urbaines, où se précipitent tous les médecins de Bourges, trop contents de pouvoir être totalement exonérés d’impôts sur le revenu pendant 5 ans, et où la seule création d’entreprise à été le centre d’appel Bouygues avec ses salaires de misère et ses conditions de travail dignes des "Temps Modernes"

On aurait pu penser aussi que la « gauche unie » s’intéresserait de plus près à l’histoire du terrain vendu par S. Lepeltier à A. Jaldi, et dont le permis de construire a été refusé par le tribunal administratif. Ou encore de la rumeur persistante du ralliement d’A. Tanton au premier tour en échange de la présidence future de Bourges Plus.

Bref, il y a tout pour avoir une campagne animée, et au lieu de ça, on a pour le moment une non-campagne, où le seul espoir de la « gauche unie » est une vague roses aux municipales à l’échelle nationale due à une hypothétique lassitude des français de la politique de N. Sarkozy. Ca fait mince ...

La raison principale de cette atonie de la campagne, c’est que la gauche s’est "unie" dès le premier tour, empêchant tout débat d’idée pour n’en ressortir qu’un consensus mou, en évitant tout sujet qui fâche. C’est le principe du bipartisme : on ne se bat plus pour des convictions ou des idées (les deux camps ont a peu près les mêmes), mais pour avoir la place, en espérant l’alternance.

Ca ne devrait pas mobiliser les foules en mars prochain...


#9403