Surtout bien se marrer...
C’est parti (génitales). En douceur (siamoise). Agitateur dixième saison. Et pas encore en zonzon. Avec les deux années électorales qui s’annoncent, il devrait y avoir largement de quoi bien rigoler. Et selon l’adage « mieux vaut en rire qu’en pleurer », on ne va pas se gêner.
Aussi surprenant que cela puisse paraître, j’ai toujours été persuadé, dès sa fondation en 1997, que L’Agitateur ne serait pas un éphémère vilain petit canard qui disparaitrait au bout de quelques numéros. L’avènement de l’internet et les évolutions technologiques (notamment SPIP dont nous avons été parmi les premiers utilisateurs) nous ont, sans aucun doute, aidé à perdurer et à peser assez lourdement à Bourges et dans le département du Cher. Nous entamons donc notre dixième saison. C’est beaucoup et peu à la fois.
Durant toutes ces années, L’Agitateur a beaucoup évolué, pas toujours dans le bon sens. Tout d’abord, il n’a plus tout à fait la fougue de ses débuts. Il a également tendance à se répéter. Cela me parait normal dans une ville qui, finalement, est restée figée depuis dix à douze ans. Mais il conviendra sans doute de réfléchir à court et moyen terme, sur l’opportunité d’élargir (ou de changer) le territoire sur lequel nous nous exprimons. J’ai également eu l’impression que depuis deux ou trois ans, L’Agitateur avait eu tendance à se prendre un peu trop la tête et à être trop sérieux. Cette année, j’ai envie que L’Agitateur retrouve un peu l’esprit de ses débuts, retourne à des choses plus légères, se cure le nez et fasse des pets bruyants et malodorants.
Inutile de vous le cacher : nous avions prévu quelques changements pour cette nouvelle saison, en particulier, nous avions imaginé une nouvelle interface. Ça ne sera pas pour tout de suite. D’une part parce que je suis très occupé. Et d’autre part, parce que le Webmaster, Mister K, est privé de connexion ADSL depuis plus de trois mois suite à un déménagement. Merci le service privé. Je me retrouve donc, en ce début du mois de septembre, un peu seul maître à bord alors que paradoxalement j’avais souhaité avant la trêve estivale, prendre un peu de recule. Mais après tout, L’Agitateur a traversé des turbulences bien plus fortes que celle-ci, jusque dans un passé très récent.
Moi aussi j’ai changé. En 1997, j’étais favorable à la légalisation du cannabis... alors que je n’ai jamais fumé un pétard de ma vie ! Aujourd’hui, quand je vois que la prise de cannabis conduit un rappeur de variété à soutenir Nicolas Sarkozy, je suis convaincu que nous avons le devoir d’être les plus lucides possibles pour défendre au mieux notre démocratie.
En attendant les municipales, en 2008 (eh oui, il va falloir tenir le coup jusque-là !), j’espère que les élus de la majorité municipale seront moins sectaires et penseront d’abord à l’état de leur ville avant de penser à eux. Pour ma part je pense que l’actuelle majorité ne pourra être reconduite sans qu’elle fasse un sérieux mea culpa. Du côté de l’opposition de gauche, j’ai presque moins d’espoirs tant les responsables et candidats potentiels me semblent peu charismatiques et peu imaginatifs malgré leur indiscutable sérieux et leur bonne volonté. Je me réjouis en revanche ouvertement (et je ne m’en suis jamais caché) du retour politique de Yann Galut dont j’ai toujours pensé qu’il était le seul à pouvoir faire bouger les choses. Rassurez-vous, cela ne m’empêchera pas de me moquer outrageusement de sa trombine de petit garçon qui fait pipi sur les genoux de sa maman en pleurnichant : « Oh c’est pas zuste ! Oh c’est pas zuste ! Les zens y sont messants ! »
Au niveau national, je suis favorable à une saine alternance. Tout sauf Nicolas Sarkozy. La rupture ne peut pas se faire avec des gens qui sont au pouvoir depuis tant d’années.
Alors oui. L’Agitateur s’engage. Parce qu’un journal neutre (ou, faisant semblant de l’être) est un journal hypocrite, fourbe, menteur, tricheur.
Je nous souhaite une bonne saison 2006-2007.