Joyeuses Pâques !
Y’en a marre des jours fériés. On devrait travailler davantage et plus longtemps en étant moins bien payé. Cela éviterait la tentation de dépenser son argent en choses futiles tels que des cadeaux pour la fête des mères. On devrait aussi augmenter les impôts, surtout la TVA. La France a besoin d’un koala qui ait une poigne d’enfer.
En 1997, année de la naissance de votre web-canard boiteux, nous écrivions déjà que le département du Cher traversait une terrible phase de récession liée aux mutations du complexe militaro-industriel. A l’époque, les élus se tortillaient du derrière dans tous les sens pour dire « non, ça ne va pas se passer comme ça ». Ils parlaient de reconversion, d’ouverture de nouveaux marchés, de sauvegarde et de création de nouveaux emplois.
Et aujourd’hui, on en est où ? Alors qu’il est annoncé de nouvelles suppressions d’emplois à GIAT, et des dépôts de bilan en cascade, ces mêmes vieux paons décrépis jouent désormais à la politique de l’autruche. A droite comme à gauche. Alors pour les élus du département, le grand sujet d’actualité aura été le final four de basket féminin et le Printemps de Bourges. Notre cher petit roi de Bourges va même bientôt se faire passer pour un grand fan de hip-hop après s’être pris pour l’entraîneur adjoint du CJMBB. Remarquez, pourquoi pas ? Après tout, il a bien réussi à se fabriquer une image de grand écologiste.
La politique manque d’intellectuels. Je veux dire, de types qui pensent à autre chose qu’à se faire élire pour avoir le plaisir de battre la partie adverse, comme s’il s’agissait d’un sport. L’UMP est une formidable machine à gagner les élections. Mais une fois au pouvoir, qu’est-ce qu’ils font ? Ils appliquent les vieux schémas dogmatiques du libéralisme sauvage et c’est toujours aux plus modestes qu’ils demandent de faire des sacrifices. A gauche, ben...depuis la claque monumentale des présidentielles et des législatives, tout le monde se bouffe le nez, on y comprend plus rien. Bref, qu’est-ce qu’ils veulent, qu’est-ce qu’ils ont d’intéressant à dire ? Eux aussi cherchent à rassembler leurs forces pour gagner des élections. Il s’agit surtout d’additionner les verts, les rouges et les roses...mais tout ça relève davantage de la comptabilité que d’autre chose. Et pis Le Pen ? Bah, il continue de baver à la télévision avec son Bruno Gogolniche, c’est bon pour l’audience, il n’y a pas assez d’émissions comiques en ce moment.
Parfois, je me demande bien à quoi ça sert un élu. En général, ça boit, ça bouffe pas mal dans les banquets et autres réceptions aux frais du contribuable, ça fait des discours à la con, ça s’offre des panneaux publicitaires, ça donne du fric aux copains (il paraît que l’on appelle ça des « subventions »), ça se fait photographier et interviewer par des bouffons qui se prennent pour des journalistes et qui ne sont que des porte-voix, ça frime encore et encore, ça se soustrait au droit et à la justice, ça pue le chacal.
Je sais, je ne devrais pas dire ça, je risque de favoriser l’abstentionnisme et donc l’extrême droite. Ce n’est évidemment pas mon intention. Ils sont malins les hommes politiques. Ils ont inventé un gros truc ragoûtant qui fait peur pour ne plus avoir besoin de nous séduire avec de belles promesses qui ne seront pas tenues. Ils ont désormais une formule magique : « il faut que vous votiez pour nous, même si on est une bande de connards et qu’on vous pisse à la raie, parce que sinon, c’est le grand méchant loup qui va vous manger avec ses grosses dents pointues ». Abracadabra, ça marche ! Et après, ils se targuent d’une légitimité démocratique pour allonger les cotisations de retraite.
Cela fait des années que les bonnes consciences citoyennes ont ainsi l’impression de se faire pisser dans l’anus. C’est d’ailleurs peut-être en France que l’on trouve les trous du culs les plus dilatés du monde. Dur, dur d’être imbibé. Un jour, ça va péter. Et là, je ne vous raconte pas l’inondation.
Il y en a qui font des efforts. Mais souvent le résultat final est bien pire. Bien pire. Par exemple le koala qui nous sert de premier ministre en ce moment. Il me fait penser au gentil monsieur en imperméable qui me donnait des bonbons à la sortie de l’école. C’est un petit bonhomme bien raisonnable. On lui donnerait Le Petit Chaperon Rouge sans confession. Et pourtant, c’est l’archétype du vieux pervers de la politique. Il caresse affectueusement votre belle p’tite tête de p’tit gars honnête et sans histoire, puis il descend innocemment sa mains dans le bas de votre dos et vous vous retrouvez en moins de deux avec un doigt qui ne vous appartient pas, enfoncé dans votre joli popotin. Vous avez à peine le temps d’être surpris qu’il vous répond « c’est pour mieux te sonder mon enfant » et qu’il engouffre son poing, puis son avant-bras, puis son bras tout entier dans votre turbine à chocolat. Vous êtes devenu sa poule aux oeufs d’or.
Réveillez-vous bande de crétins !